Médecine traditionnelle chinoise : L’acupuncture et la moxibustion

Médecine traditionnelle chinoise : L’acupuncture et la moxibustion

© Chine InformationsLa Rédaction, le 15/06/2006 00:00

Dans les Mémoires historiques, parues il y a plus de 2 000 ans, la Biographie de Bian Que raconte une anecdote : Un jour, à son arrivée dans le royaume de Guo, Bian Que apprit que le prince venait de mourir subitement. Docteur, il se rendit tout de suite à la Cour pour le secourir. Après un examen minutieux, il conclut que le prince n’était pas vraiment mois mais seulement en état de coma. Alors il prit son aiguille et pratiqua sur le prince un coup d’acupuncture sur le point donné du corps. Ce dernier revint à lui et se rétablit après une vingtaine de jours de soins médicaux.

Bien Que, maître de la médecine de l’époque, savait bin appliquer la piqûre par aiguille à la thérapie. Cela démontre bien que l’acupuncture remonte loin dans l’histoire.

A l’époque néolithique, nos ancêtres connurent déjà l’acupuncture et la moxibustion. Mais leurs instruments originels d’acupuncture étaient des poinçons de pierre (pierre bian). Au cours d’une longue évolution, ils furent remplacés par des aiguilles d’os, de bambou et de poterie. Enfin les aiguilles métalliques firent leur apparition après la découverte du métal.

L’acupuncture et la moxibustion sont deux méthodes thérapeutiques différentes. L’une, originale à la Chine, consiste à piquer, frapper ou saigner, au moyen d’aiguilles de différents types, les points choisis du corps, afin d’obtenir des résultats thérapeutique. L’autre est le procédé selon lequel on cautérise les points déterminés du revêtement cutané à l’aide de tiges, de bâtonnets ou de poudre de feuilles d’armoise. Elles peuvent toutes exercer, par ces points déterminés du corps, un effet sur les méridiens et collatérales, les organes et les viscères en vue de renforcer l’énergie vitale et la circulation du sang et de régulariser l’immunité active, en sorte que les éléments positifs internes l’emportent sur les négatifs et que la maladie guérit.

Le Traité de médecine interne de l’empereur Jaune est une œuvre médicale la plus ancienne de Chine. Il constitue une source de renseignements sur l’acupuncture et la moxibustion : la répartition des points et du système de méridiens, les techniques de manipulation des aiguilles, la théorie sur laquelle se basent ces deux thérapies, etc. En somme, il a jeté une base théorique pour le développement de l’acupuncture et de la moxibustion. Au milieu du 3ème siècle, en étudiant le Traité de médecine interne de l’empereur Jaune et les Précis des points d’acupuncture et de moxibustion de Mintang, Huangfu Mi rédigea les Classiques A et B de l’acupuncture et de la moxibustion. Dans cet ouvrage sont enregistrés 349 noms de points d’acupuncture et de moxibustion et sont exposées la théorie, les techniques, les indications et les contre-indications des ces deux thérapies. Il occupe une place importante dans la patrimoine de la médecine chinoise. Vers la fin du 16ème siècle, Yang Jizhou écrivit le Compendium d’acupuncture et de moxibustion, faisant le bilan des expériences de ses prédécesseurs et de grands progrès dans ce domaine. Toutes ces œuvres jouent depuis toujours un rôle important dans la propagation de la médecine traditionnelle chinoise en Chine et à l’étranger.

Les expériences ont prouvé que l’acupuncture est très efficace pour le traitement de plus de 300 maladies, telles que : nervosisme, affections digestives, énurésie, dysménorrhée, aménorrhée, surdité, tintements d’oreilles, myopie, etc.

Partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise, l’acupuncture attire l’attention du monde par son efficacité magique. Maintenant plus de 120 pays et régions possèdent des acupuncteurs. C’est une bonne indication qui prouve qu’elle sert davantage de peuples.

http://www.chine-informations.com/guide/medecine-traditionnelle-chinoise-acupunture-et-la-moxibustion_1292.html

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