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Les informations relatives à la diététique chinoise, la médecine chinoise et la santé.

La médecine traditionnelle chinoise est un trésor à fouiller

«La médecine traditionnelle chinoise est un trésor à fouiller»

Par Pierre HASKI

Pékin de notre correspondant

Meng Qing Yun, 65 ans, est professeur à l’Institut de théorie fondamentale de Médecine traditionnelle chinoise, et membre de l’Académie chinoise de médecine traditionnelle à Pékin.

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est-elle figée dans sa conception d’origine, ou continue-t-elle à évoluer?

La MTC trouve ses bases il y a plus de deux mille ans et a connu un développement assez lent. Comme la médecine occidentale, elle s’est développée par étapes: d’abord celle des guérisseurs, puis celle de l’expérience des médecins, et enfin celle de l’expérimentation et de la technologie. Pour la MTC, la phase de l’expérience a duré très longtemps: jusqu’en 1959. A partir de cette date, on a cherché à valider notre pratique par des expérimentations, et on a rejoint l’Occident en ayant recours pour ce faire à la technologie moderne. Mais dans la MTC, le rôle du médecin reste prédominant, car son expérience est centrale dans le diagnostic. En Occident, on crée des normes qui s’imposent à tous; en Chine, les remèdes et les moyens de soigner diffèrent selon le médecin. La MTC reste très traditionnelle, et elle a avant tout recours aux herbes et aux plantes, mélangées en soupes, pour soigner ses patients. Une encyclopédie publiée au XVIe siècle, sous la dynastie des Ming, comprenait un millier d’herbes et plantes médicinales; nous venons d’en achever une nouvelle qui en recense pas moins de 20 000.

Est-ce une force ou une faiblesse de la MTC?

La manière de traiter les malades reste assez primitive. Mais elle découle de l’orientation de base de la MTC, qui considère que l’homme n’est pas un produit industriel. Chaque homme est différent. La grippe ne se présente pas de la même manière chez tous les patients. Même la médecine occidentale cherche à acquérir cette diversité de traitement. Mais il est exact que la MTC est encore largement une médecine d’expérience.

Quels sont les points forts de la MTC alors que la méde cine occidentale a fait ces dernières années des progrès fulgurants?

Depuis un siècle, la MTC est dépassée par la médecine occidentale pour la chirurgie et la gynécologie en particulier. Mais dans d’autres domaines, comme les maladies virales, cardiaques, liées aux déficiences immunitaires, à la circulation du sang, la MTC reste efficace. Elle peut apporter sa contribution pour traiter des maladies pour lesquelles l’Occident n’a pas de réponse, comme certaines bronchites, des problèmes de reins, la leucémie. Et même pour les tumeurs cancéreuses, le mariage des techniques occidentales et chinoises peut avoir de bons résultats, car lorsqu’on utilise la chimie, on tue la tumeur mais on tue aussi l’immunité du corps. Pour les fractures, par exemple, on peut avoir des guérisons plus rapides avec la MTC. En Occident, chaque nouvelle théorie chasse l’autre; en Chine on accumule depuis des milliers d’années. Pour la fièvre, on utilise la même ordonnance depuis plus de mille ans, et ça marche.

A vos yeux, les deux médecines sont donc plus complémentaires que concurrentes?

En Chine, les deux médecines sont complémentaires. A certaines époques, on a voulu éliminer la MTC au profit de la médecine occidentale. Mais même à ces époques, nombreux étaient ceux qui continuaient à y recourir pour se soigner. Il est impossible de supprimer la MTC en Chine, elle fait partie de notre culture. Un récent sondage indique que 30 % des citadins ont l’intention de consulter un médecin traditionnel, et ce chiffre doit être encore plus élevé dans les campagnes. Cette complémentarité est-elle possible en Occident aussi? Nos médicaments commencent à y pénétrer, l’acupuncture est de plus en plus utilisée un peu partout dans le monde. Notre médecine est pratique, bon marché, et obtient pour certains maux de meilleurs résultats. Dans tous les pays, la tendance est à la redécouverte de la médecine traditionnelle. En Chine comme ailleurs, la médecine occidentale reste le courant principal, mais la MTC joue la complémentarité et peut enrichir cette médecine. Depuis les années 90, les grands groupes pharmaceutiques ont compris l’intérêt qu’il y avait à explorer cette voie. La MTC est un trésor à fouiller!

Peut-elle apporter aussi sa contribution à la lutte contre le sida?

Nous avons envoyé une équipe de MTC en Tanzanie dès 1987, qui a obtenu des résultats positifs. Personne n’a trouvé le moyen de guérir du sida, mais la MTC peut aider à renforcer l’immunité des patients et à repousser le développement de la maladie. Des tests sur le renforcement de la résistance du corps face au virus sont effectués en Thaïlande par l’Académie de médecine traditionnelle chinoise. Les résultats seront soumis au gouvernement pour approbation. Mais les moyens alloués à ces recherches sont insuffisants, comparés à ceux des laboratoires américains. Le gouvernement n’a peut-être pas encore reconnu suffisamment l’importance de la MTC, même s’il l’a placée dans les 17 projets scientifiques du XXI° siècle.

Pierre HASKI

http://next.liberation.fr/guide/2002/02/02/la-medecine-traditionnelle-chinoise-est-un-tresor-a-fouiller_392720

Perte de poids : auriculothérapie pour réduire son IMC

Perte de poids: auriculothérapie pour réduire son IMC

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Cette petite étude coréenne suggère bien l’efficacité de l’acupuncture pour la perte de poids. Avec l’objectif de départ de comparer 2 méthodes couramment utilisées, les chercheurs de Séoul montrent que les 2 méthodes vont aboutir à une réduction de 6% de l’IMC vs placebo. Leurs conclusions, présentées dans la revue Acupuncture in Medicine, doivent néanmoins être confirmées par de plus larges études.

Les chercheurs de l’université Kyung Hee ont mené leur essai contrôlé sur 91 Coréens dont 16 hommes et 75 femmes ayant un IMC ≥ 23 et qui n’avaient reçu aucun traitement de perte de poids dans les 6 derniers mois.

Les chercheurs voulaient comparer l’efficacité de l’acupuncture d’oreille sur 5 points (voir schéma ci-contre) utilisés couramment en Corée pour traiter l’obésité vs le seul point faim (Hunger). Les participants ont été répartis en 3 groupes d’une trentaine de patients, les 2 groupes de traitement ont reçu le traitement par acupuncture (5 points/1 seul point) avec des aiguilles placées à demeure, remplacées chaque semaine, et durant 8 semaines. Le groupe témoin n’a reçu qu’une acupuncture fictive avec les aiguilles retirées immédiatement après l’insertion.

L’IMC, le tour de taille, le poids corporel, la masse grasse corporelle, le pourcentage de graisse corporelle et la pression artérielle ont été relevés au début de l’étude puis 4 et 8 semaines après le traitement.

La perte d’IMC est bien constatée pour les participants des 2 groupes d’intervention, et, à 8 semaine atteint respectivement 6,1% et de 5,7% donc sans différence significative entre les deux types d’acupuncture. Les auteurs suggèrent donc l’efficacité de ces 2 traitements d’acupuncture pour la perte de poids, mais ces résultats doivent être confirmés par de plus larges études.

Source: Acupuncture in Medicine: 10.1136/acupmed-2013-010435 16 December 2013
Randomised clinical trial of five ear acupuncture points for the treatment of overweight people

Traitements diététiques et alicaments

Traitements diététiques et alicaments

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Dans la Chine antique, on confectionnait les médicaments à partir de la nature elle-même. Et petit à petit, la médecine traditionnelle chinoise vit le jour. Cette médecine entretint très tôt des relations étroites avec l’alimentation. Et quand le médicament s’ajoute à la nourriture, c’est un traitement diététique. D’ailleurs un proverbe chinois dit qu’il vaut mieux se faire soigner par la nourriture que par le médecin». Les traitement diététiques ont toujours été en vogue chez les chinois, pour devenir le joyau des coutumes alimentaires chinoises.

La médecine et la nourriture commencent à se combiner ensemble à partir de la dynastie des Zhou (1046 av J-C—256 avJ-C). Dans les documents historiques, on trouve beaucoup d’ouvrages traitant des cures par la nourriture. Sun Simiao, célèbre médecin de l’époque des Tang (618-907) rédigea prescriptions de grand prix et suppléments aux prescriptions de grand prix, dans lesquels l’auteur consacre de nombreux articles au traitement diététique. Ces deux œuvres eurent une profonde influence sur les études alicamenteuses.

Sun Simiao estima qu’une bonne santé était forcément basée sur une nourriture saine, et qu’il ne fallait pas prendre de médicament sans prescription. La tache du médecin était d’éclaircir la cause de la maladie, en prescrivant d’abord un régime alimentaire spécifique, puis un remède si nécessaire. Toutes les méthodes diététiques ainsi que leur préparation sont basées sur les points de vue de Sun Simiao.

Sun Simiao, ayant vécu plus d’un siècle, n’a pas eu de mal à convaincre les générations ultérieures du bien-fondé de ses théories. Petit à petit, le traitement diététique et la nourriture médicamenteuse sont devenus une méthode populaire pour se maintenir en forme, éviter les maladies ou bien pour les soigner en Chine.

Le traitement diététique consiste simplement à utiliser les différentes vertus de la nourriture. En Chine, tout le monde sait qu’on peut se soigner en mangeant des légumes normaux. Si quelqu’un est enrhumé, on lui prépare une soupe à la cassonade en y ajoutant des morceaux de gingembre et des tronçons de blanc verdâtre. On la boit quand elle est chaude. Puis on transpire, et la maladie disparaît progressivement. D’ailleurs on raconte qu’il faut « prendre le navet avant se coucher et le gingembre en se levant ». Le traitement diététique par le sel, le vinaigre, le gingembre, l’oignon, l’ail et autres épices se développe continuellement depuis des siècles chez les chinois. Il existe même aujourd’hui une boisson populaire à base de vinaigre et de coca.

Le repas à base de fleurs est l’une des écoles de la nourriture médicamenteuse. Cette école de cuisine est née pendant la période des Printemps et Automne (6e et 7e siècle avant J-C), et s’est plus largement propagée au 7e siècle, sous la dynastie des Tang.

Il existe plus de mille espèces de fleurs. Dans le Nord de la Chine, on en a une centaine de comestibles, quant à la province du Yunnan qui se nomme également « le royaume des plantes », on dit qu’il y en a plus de 260.

Cette nourriture à base de fleurs peut servir de médicament, surtout pour les femmes. Par exemple la rose stimule la circulation du sang et régularise les menstruations. En outre les femmes l’utilisent aussi pour leur beauté. En cuisinant les fleurs de pêcher avec du poisson ou des crevettes, les plats obtenus peuvent tonifier le sang, fortifier la rate, l’estomac, et également servir pour conserver sa jeunesse.

Le traitement diététique a transformé les aliments en médicaments. En prenant des repas bien structurés, les maladies se guérissent. L’alimentation médicamenteuse se transmet de génération en génération et se vulgarise de manière très rapide. Les mets les plus courants sont les nouilles, les pâtisseries à base de farine, la soupe et les médications culinaires. Il existe même des restaurants préparant ces spécialités très variées. Chaque restaurant a sa propre spécialité : comme la soupe appelée « la bouillie d’enfant » faite à base d’igname de Chine, de graine de coïx et de kaki tapé. Elle est réputée pour fortifier la rate et l’estomac des enfants. « La soupe au bulbe fritillaire et à la peau d’orange séchée » quant à elle, peut guérir la toux et le rhume. « La soupe de ginseng » est tonifiante, tant pour les malades que pour les personnes âgées.

« La loi sur l’hygiène alimentaire de la République populaire de Chine » ne permet plus d’ajouter le médicament à la nourriture, ce qui s’oppose à la culture « alicamenteuse ». En vue de résoudre ce problème culturel, les départements concernés ont autorisé la population à ajouter quelques dizaines de médicaments traditionnels chinois tels que le jujube, le gingembre, la cenelle, ou la menthe dans la nourriture.
Les repas pris comme traitements diététiques sont non seulement populaires en Chine, mais également dans le monde. Par exemple le vin de chrysanthème, le thé à la peau d’orange séchée, la galette de pachyme, ou encore l’olive médicale ; sont des aliments qui pénètrent petit à petit la culture culinaire des étrangers.

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de BeijingBUCM est l’une des meilleures universités de médecine traditionnelle chinoise au niveau national.

La médecine traditionnelle chinoise a une grande place dans la culture chinoise, et en tant que telle, elle intéresse de plus en plus d’étrangers. Aujourd’hui, nous allons vous parler de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing, une des meilleures universités de médecine traditionnelle chinoise au niveau national. Cet établissement supérieur est le premier choix de la plupart des étrangers qui souhaitent découvrir la médecine traditionnelle chinoise.

Le Qianshan, un jeune Français de 28 ans, est en 3ème année à l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing. Il y a sept ans, c’est par hasard qu’il a découvert la médecine traditionnelle chinoise. Depuis, il s’est pris de passion pour cette discipline. Il est venu en Chine pour étudier le massage et l’acupuncture. Le Qianshan :

« Les professeurs sont très gentils avec moi. Nous avons non seulement des cours théoriques, mais aussi des cours pratiques dans des hôpitaux. »

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a été fondée en 1956. C’est une des quatre universités spécialisées dans la médecine traditionnelle chinoise les plus anciennes depuis la fondation de la nouvelle Chine en 1949. Depuis sa création, l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a une mission importante : diffuser la médecine traditionnelle chinoise dans le monde entier. Voilà déjà une cinquantaine d’années que l’Université accueille des étudiants étrangers. Et le développement de l’enseignement en direction des étudiants étrangers s’est accéléré dans les années 90. Les détails avec Gao Sihua, le directeur de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing :

«Environ 3 000 étudiants originaires de 87 pays et régions du monde ont été diplômés de notre université. Et environ 14 000 étrangers ont suivi des cours dans notre université. Ces chiffres nous classent dans le peloton de tête des écoles supérieures de médecine traditionnelle chinoise au niveau national. »

En six ans, le nombre d’étudiants étrangers à l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a presque doublé. Dans le même temps, l’université a noué des collaborations avec des établissements spécialisés dans plus de 20 pays et régions du monde. Gao Sihua nous parle de ces partenariats :

« On travaille avec des universités de plusieurs pays, comme l’Université du Middlesex en Angleterre, l’Université de technologie de Nanyang à Singapour et l’Université des sciences médicales de Mashhad en Iran. Par exemple, on a signé un accord avec l’Université de technologie de Nanyang à Singapour. Il permet aux élèves des deux pays de suivre pendant les trois premières années les cours de médecine à l’Université de technologie de Nanyang, et de passer les deux dernières années dans notre université pour suivre les cours cliniques. »

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing encourage ses élèves étrangers à suivre des cours en chinois pour qu’ils puissent mieux comprendre la culture et la médecine traditionnelle chinoise. Mais n’est-ce pas trop difficile pour les élèves étrangers d’étudier en même temps le chinois et la médecine traditionnelle chinoise ? Pour les aider, l’Université a créé des cours spécifiques destinés aux élèves étrangers. Voici les explications de Zhang Liping, une des responsables de l’université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing. Elle s’occupe des coopérations et des échanges internationaux de l’université. Zhang Liping :

« Notre université a créé des cours préparatoires destinés aux élèves étrangers. Nous enseignons principalement le chinois et les connaissances de base en médecine traditionnelle chinoise. Notre objectif est non seulement d’améliorer le niveau de chinois des élèves étrangers, mais aussi d’accroître leurs connaissances dans le domaine de la médecine traditionnelle chinoise, ce qui leur permettra ensuite de suivre les cours. »

Par ailleurs, en fonction de la situation des élèves, l’Université propose des cours bilingues chinois-anglais. Les explications de Gao Sihua, directeur de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing :

«Certains élèves, surtout ceux dont la langue maternelle est l’anglais, ont envie de suivre des études bilingues dans notre université. C’est pourquoi nous avons recruté des experts étrangers pour qu’ils donnent des cours en anglais. Soit ces experts ont de l’expérience en médecine, soit ils ont fait leurs études chez nous. Certains d’entre eux sont venus ici pour établir une coopération avec nous. »

La pratique clinique joue un rôle très important dans l’étude de la médecine traditionnelle chinoise. L’université met donc l’accent sur les stages des élèves. Ecoutons Gao Sihua :

« Notre université est rattachée à trois hôpitaux qui jouissent d’une bonne réputation dans le pays. En fonction des besoins des élèves, nous organisons des stages dans ces trois hôpitaux. »

Après avoir fini leurs études en maîtrise, un certain nombre d’étudiants étrangers choisissent de continuer leurs études dans cette Université. Les autres préfèrent rentrer chez eux pour devenir en quelque sorte les « messagers » de la médecine traditionnelle chinoise dans les quatre coins du monde. Gao Sihua :

« La plupart des étudiants étrangers rentrent dans leur pays natal après leur maîtrise en Chine. Soit ils enseignent à l’université, soit ils travaillent dans des hôpitaux ou des cliniques. Par exemple, l’Université de technologie du Mexique propose des cours de médecine traditionnelle chinoise. Et la plupart de ses professeurs sont diplômés de notre université. »

Cuisine médicinale

Cuisine médicinale

© Chine InformationsLa Rédaction, le 05/12/2008 00:00

La cuisine médicinale en Chine est une tradition de longue date, on trouve des traces de son utilisation avant la dynastie Han (206-220 avant JC). Elle n’a cessé de se développer au fil des dynasties, la nutrition est ainsi devenue une vraie science. Il n’est pas question d’une simple combinaison entre aliments et médecine traditionnelle, mais il est question d’un authentique style de cuisine qui allie des ingrédients médicinaux à la nourriture, tout en suivant la théorie médicinale chinoise.

Cette cuisine s’est répandue, notamment dans le sud est de l’Asie. Régulièrement, des conventions ont lieu pour informer les intéressés, de plus en plus nombreux, sur cette médecine alternative, et promouvoir cette nouvelle science médicale.

Il existe une large variété d’aliments utilisés pour être en bonne santé; environ 600 ont été recensés : céréales, fruits, légumes, viandes et produits de la mer. La plupart d’entre eux sont assez méconnus boudés en dehors des frontières asiatiques. Cependant tous sont importants et jouent un rôle dans la cuisine médicinale. Plusieurs autres ingrédients sont ajoutés afin de donner plus de saveur à la cuisine, comme le vin, le sucre, l’huile, le vinaigre, le miel ou encore les amandes, les oranges, mandarines, cacahuètes.

Selon le but recherché, la cuisine médicinale se décline en quatre catégories : protection de la santé, prévention, guérison et la cuisine thérapeutique.

La cuisine pour la protection de la santé sert à renforcer les qualités nutritionnelles de la nourriture pour une bonne santé organique. Une soupe de potiron et d’amandes peut aider à perdre du poids, une soupe d’angélique et de câpres à embellir, et le ginseng à fortifier.

La cuisine de prévention assure une bonne résistance de l’organisme. La soupe d’haricots mungo prévient les insolations en été. Les graines de lotus, le lys, l’igname, les marrons et les poires peuvent empêcher la sécheresse de l’automne et être des vitamines pour affronter le froid de l’hiver.

La cuisine de guérison est utilisée lors de rétablissement de maladies graves. Du cœur de mouton braisé ou du mouton grillé avec de l’angélique permettront une bonne récupération.

La cuisine thérapeutique vise des pathologies spécifiques. Des pommes de terre frites avec du vinaigre peuvent diminuer l’hypertension. Quant à elle, la soupe de carpes avec du Tuckahoe, enrichit le sang et réduit ainsi les œdèmes.

http://www.chine-informations.com/guide/cuisine-medicinale_2656.html

Huo Liao, thérapie par le feu

Huo Liao, thérapie par le feu

© Chine InformationsLa Rédaction, le 25/03/2013 00:00

Huo Liao 火疗 (huǒliáo, littéralement « traitement par le feu« ) est un traitement utilisé dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). Il soigne essentiellement les effets du vieillissement du corps par le feu.

Le Huo Liao est de plus en plus pratiqué dans les SPA en Chine comme soin anti-rides.

Sommaire
  • Base théorique
  • Histoire
  • Préparation
  • Effets secondaires et contre-indications

Base théorique

Cette pratique est basée sur la moxibustion, une technique de stimulation par la chaleur. Les points traités sont les mêmes que dans l’acupuncture traditionnelle chinoise.

Le traitement par le feu est utilisé pour améliorer la circulation sanguine et équilibrer le Qi, entrainant l’activation des fonctions immunitaires des différentes cellules des tissus de l’organisme, provoquant la prévention des maladies et amenant à la guérison, améliorant la condition physique et prolongeant la vie. Le traitement aurait également comme avantage de réguler les fonctions physiologiques des organes et des tissus. Le corps dans son ensemble est régénéré et protégé.

Le Huo Liao est donc un traitement anti-vieillissement de la médecine chinoise.

Histoire

Des documents sur le traitement par le feu dans la Médecine Traditionnelle Chinoise remontent à la période des Printemps et Automnes (770-481  av. J.-C) ont été retrouvés en 1973 dans une tombe du site archéologique de Mawangdui à Changsha, en Chine.

On y découvre en outre la première monographie connue des méridiens et le premier livre de médecine documentant les traitements par moxibustion. Ce dernier explique en outre que l’utilisation du Huo Liao est l’alternative à utiliser en acupuncture lorsque les aiguilles ne sont pas appropriées, donnant pour exemple les yeux et leur contour.

 

火疗

Préparation

La moxibustion est réalisée grâce à une concentration élevée d’alcool posée indirectement sur le corps du patient. Une serviette imbibée d’une formule à base de plantes sert en outre de protection contre les flammes.

Le traitement Huo Liao nécessite la préparation d’un mélange médicinal à base de plantes, nommé « préparation du dragon de feu ». Ce mélange, posé entre la peau et la serviette enflammée, s’infiltre à travers l’épiderme grâce à la chaleur, pénètre les méridiens et est absorbé dans le sang.

La pénétration à la fois sous-cutanée, musculo-squelettique et intra-articulaire, en plus des bénéfices pour le métabolisme déjà citées, est de surcroit efficace contre le rhumatisme.

Effets secondaires et contre-indications

Le traitement par le feu augmente la chaleur corporelle et les battements du coeur. Les personnes ayant des problèmes cardiaques ou sensibles à la fièvre ne devraient pas pratiquer le Huo Liao.

En outre, le traitement n’est pas approprié pour les personnes souffrant de saignement facile comme l’hémophilie.

Le traitement demandant l’application de flammes nues, il est indispensable de s’assurer en plus des compétences du médecin, que les normes de sécurité notamment pour les incendies, sont respectées.

 http://www.chine-informations.com/guide/huo-liao-therapie-par-le-feu_3953.html

Thérapie par piqûres d’abeille

Thérapie par piqûres d’abeille

© Chine InformationsLa Rédaction, le 19/08/2013 06:19

La thérapie par piqûres d’abeille 蜂疗 est une médecine qui se base sur le venin de cet insecte, et dont la pratique était déjà observée du temps de l’Antiquité en Chine. En effet, on retrouve des anciens textes chinois remontant à plus de 2000 ans qui y font notamment référence.

Introduction

L’apithérapie, l’utilisation des produits dérivés de l’abeille, qu’ils soient transformés ou non, était une pratique qui se faisait déjà avant même la découverte de l’apiculture. Que ce soit le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale, ou encore le venin, tous sont l’objet d’une application pour des buts sur le plan diététique ou thérapeutique. Mais c’est surtout l’utilisation du venin d’abeille dont les origines sont les plus anciennes, car ce venin de cet insecte a le plus de vertus médicinales. Il permet notamment de guérir les affections rhumatismales et arthritiques chroniques, ainsi que les maladies inflammatoires à l’instar des tendinites et des bursites, ou encore la sclérose en plaques.

Origines et vertus

Vers l’an 400 av. J.-C., Hippocrate qui était à l’origine de la médecine moderne, prêtait déjà au venin d’abeille un énorme potentiel autant dans le traitement de l’arthrite que des douleurs au niveau de l’articulation. Il est également utilisé vers le 19ème siècle par le docteur Philippe Terc, qui est  originaire d’Autriche, afin de remédier aux maladies rhumatismales. Il note ainsi aucun problème quand à son usage, après une étude qui s’est étalée sur plus de 25 ans, et consistant à attribuer plus de 39 000 traitements sur environ 500 sujets atteints de rhumatismes.

Mais cette thérapie par piqûres d’abeille, a aussi eu de nombreux adeptes dans le monde, comme Frank Kretchy qui est d’ailleurs à l’origine de la méthode d’injection du venin grâce à une seringue, servant d’alternative à l’utilisation directe de piqûres d’abeilles en 1928. En effet, depuis toujours, la technique de cette thérapie constituait à poser grâce à une pince, des abeilles en vie sur l’épiderme au niveau des zones douloureuses ou encore sur les points d’acupuncture de la personne malade. Mais à partir du moment où l’abeille pique la peau, une partie de son abdomen se détache, ce qui fait qu’elle meurt au bout de quelques heures. La nouvelle technique permet quant à elle non seulement de prélever le venin de l’insecte sans le tuer, mais aussi d’injecter le venin dilué avec une solution, via une seringue.

La fréquence des piqûres qui sont la base de cette thérapie dépend de la maladie à traiter. Ainsi, une tendinite ne nécessite que deux à trois séances de deux à dix piqûres, tandis que pour les maladies plus sérieuses  à l’instar de la sclérose en plaques, on doit subir une thérapie pouvant s’étaler sur une plus longue période, à raison d’environ deux séances de 25 à 30 piqûres chaque semaine. Mais l’apithérapie n’étant pas à proprement parler une médecine officielle, ces prescriptions peuvent varier selon le thérapeute auquel on a affaire.

Bien qu’aucune des nombreuses études scientifiques sur le sujet n’ait encore démontré les vertus thérapeutiques réelles de cette méthode, de nouvelles recherches ont cependant permis de reconnaître quelques-uns des éléments à qui l’on impute ses effets bénéfiques. Il s’agit de quelques agents anti inflammatoires comme l’adolapine, ou encore la mélittine. Ce dernier est un élément très puissant qui favorise la sécrétion par le corps de cortisol, une hormone stéroïdienne servant également d’anti-inflammatoire. Tous s’accordent à dire que ces composés ont des propriétés assez tonifiantes et stimulantes, renforcent le système immunitaire et évacuent les toxines du corps humain. Une observation clinique faite en 2013 a permis de savoir que l’apamine qui est l’un des éléments actifs du venin d’abeille, pourrait permettre de guérir la maladie de Parkinson.

La proportion de personnes qui sont allergiques au venin d’abeille reste en dessous des 2% de la population mondiale, mais elle peut en de rares cas devenir mortelle. Il est donc fortement conseillé de faire des tests d’allergie avant d’entamer une thérapie du genre, et de toujours garder sur soi un auto-injecteur d’épinéphrine.

Les concoctions à base de venin d’abeille se présentent à la vente de nos jours sous diverses formes, que ce soit des crèmes, des lotions, des comprimés, des gouttes ou même des pastilles. Elles sont recommandées pour la guérison de diverses maladies, à l’instar de l’arthrite, les inflammations des tendons et des articulations, ou encore les affections cutanées. Ces préparations sont répandues à travers le monde sous des aspects différents. Aux Etats Unis, on le trouve sous forme d’ampoules, mais les autorités les ont interdites à la commercialisation à partir des années 1960. En Europe, il y a seulement environ une douzaine de produits homéopathiques pouvant servir pour l’apithérapie. En Chine où elle est disponible en pastille, elle sert principalement à soigner les différents troubles arthritiques et respiratoires comme la bronchite ou l’asthme.

Les Chinois ont d’ailleurs créé une nouvelle technique dans les années 1930, qui consiste à joindre la méthode de l’acupuncture et du venin d’abeille, afin de pouvoir soigner divers troubles de la santé, liés à l’épilepsie, l’incontinence, et l’arthrite. Pour ce faire, on doit imprégner l’aiguille de la solution de venin, et en mettre sur le point d’acupuncture avant de le stimuler. Certains spécialistes suggèrent même que cette thérapie permet de calmer des maladies aussi sérieuses que la sclérose en plaques ou encore la maladie de Parkinson. Bien entendu, cela n’a pas encore été confirmé par des études scientifiques, tout comme les autres produits dérivés de l’abeille. Cela n’empêche pas le fait que l’utilisation de ces préparations est ancrée dans la tradition depuis bien longtemps déjà, que ce soit pour des affections cutanées aux troubles pulmonaires, ou encore pour le syndrome prémenstruel et la dépression.

http://www.chine-informations.com/guide/therapie-par-piqures-abeille_4111.html

10 produits anti-vieillissement naturels

10 produits anti-vieillissement naturels de la médecine traditionnelle chinoise

© Chine InformationsLa Rédaction, le 05/01/2013 03:30, modifié le 28/04/2014 04:43

La peur de vieillir est une appréhension qui touche l’ensemble de la population humaine. Cette sensation de perdre en vigueur et les avantages de la jeunesse occupe tant l’esprit des femmes que des hommes. L’apparition de chaque ride sur le contour des yeux ou sur le front est un évènement relativement inquiétant. Pourtant, la réalité est que cette préoccupation permanente n’a d’effet que renforcer le processus inéluctable du vieillissement.

La suggestion la plus prometteuse qui pourrait être faite pour pallier ces déconvenues réside dans la considération des apports de la médecine traditionnelle chinoise.

Voici une liste de dix produits naturels qui agissent contre le vieillissement : 

N°10 – Fengwangjiang ou la gelée royale

Parmi ses nombreuses vertus, la gelée royale constitue un produit apprécié des connaisseurs en raison de son apport nutritif important qui contribue à simplifier la synthèse protéique ainsi que la croissance cellulaire, à favoriser le fonctionnement du métabolisme corporel et améliorer la régénération tissulaire. D’autre part, compte tenu de sa teneur riche en vitamines C et E, la gelée royale représente un remède efficace contre le vieillissement.

N°9 – Jiaogulan ou Gynostemma

Dans l’histoire, il n’existe aucune preuve tangible de l’efficacité de cette plante. Toutefois, certaines recherches ont pu démontrer qu’elle jouerait un rôle sur le ralentissement du vieillissement, la lutte contre le cancer, l’adaptation des facteurs endocriniens, l’apaisement des douleurs et stimulerait l’énergie

N°8 – Hongjingtian ou Rhodiola

Tout comme le précédent produit, la rhodiola ne présenta pas de trace dans la médecine chinoise ancestrale. La plante est effectivement assimilée à un remède anti-vieillissement récent. L’on a constaté que cette médecine permettait une avancée remarquable en termes d’accroissement de vitalité, de réduction des effets de chaleur, de détoxification corporelle et de tranquillisation.

N°7 – Gouqizi ou goji chinois

Il s’agit d’une plante qui possède des vertus bénéfiques pour les muscles et les os. Elle est également efficace dans les régimes pour perdre du poids et rallonger la vie. Plus encore, ce produit présente des caractéristiques comparables au ginseng. Elle est donc relativement efficace quand il est question de pallier aux problèmes de tonus, d’artériosclérose et de sénilité.

N°6 – Lingzhi ou Ganoderma

Le produit alimente le Qi du foie et régit le système nerveux. La médecine chinoise assimile le lingzhi à un réducteur de masse corporel qui permet de prolonger la vie, en opérant une action ciblée sur les systèmes du corps les plus touchés par le vieillissement.

N°5 – Ciwujia ou Acanthopanacis Senticosi

Une utilisation prolongée du produit agirait de manière bénéfique sur le poids et défendrait l’individu contre le vieillissement. Un vieux dicton chinois dit d’ailleurs « Mieux vaut une poignée de Ciwujia qu’une charretée d’or et de jade. » Les études modernes ont permis de valider partiellement les bienfaits de la plante. Elle soutient notamment contre la fatigue, le vieillissement et apporte du tonus. En outre, le produit rééquilibre les systèmes nerveux, endocrinien et cardiovasculaire.

N°4 – Sanqi ou Pseudo-ginseng

Le ginseng reste le produit le plus indiqué pour le traitement du Qi d’un malade, tandis que le pseudo-ginseng possède une vertu incontestable dans la tonification du sang. Si les deux plantes présentent le même goût, leurs effets ne sont donc pas les mêmes. L’importance de la teneur en saponine dans le Sanqi lui vaut un avantage sur le ginseng pour la lutte contre les inconvénients cardiovasculaires.

N°3 – Renshen ou Ginseng

Le Ginseng constitue l’une des médecines chinoises les plus connues internationalement. La plante permet en outre de renforcer l’action des organes internes, de réguler les nerfs, de favoriser la vue et l’aptitude mentale. Un emploi régulier et prolongé va rallonger la vie et faire indéniablement mincir. Dans notre société moderne, il a été démontré que le ginseng possède des bienfaits réels grâce à des caractéristiques anti-oxydantes, anti vieillissement, et contre la fatigue. Il joue également une fonction primordiale dans la protection du foie et du système cardiovasculaire.

N°2 – Huanqgi ou Astragalus Mongholicus

Selon la médecine chinoise, la rate et l’estomac constituent les parties du corps les plus importantes pour s’assurer une bonne santé. Le Huanqi joue un rôle majeur sur ces organes. Il peut notamment interférer sur le fonctionnement des artères coronaires selon les études modernes, sur le flux sanguin en direction du coeur, ainsi que sur le système immunitaire et dans le ralentissement du vieillissement.

N°1 – Heshouwu, Polygonium multiflora

Un ancien texte chinois mentionne que le recours fréquent au Heshouwu permet de renforcer les muscles, les os et la moelle osseuse, tout en prolongeant la vie. La plante présente des attributs notoires pour la croissance des cellules nerveuses et pallier les conséquences de la neurasthénie et des maladies neurologiques. De même, elle agit sur le cholestérol, sur le diabète et est assimilée à un antioxydant.

http://www.chine-informations.com/actualite/produits-anti-vieillissement-naturels-de-la-medecine_50462.html

Wok

Wok

© Chine InformationsLa Rédaction, le 02/12/2008 00:00

WOKLe wok 镬, au fond arrondi, est un plat de cuisine polyvalent, originaire de Chine. Il est surtout utilisé dans l’est et le sud est de l’Asie. Cette dernière région utilise aussi fréquemment un plat similaire, le karahi.

Le wok est souvent utilisé pour la cuisine stir-fry (saisi à la poêle), mais aussi pour d’autre formes de cuisson : à la vapeur, la potée, le fumage, la friture ou encore pour faire des soupes. Généralement, on utilise une grande spatule ou une louche à cause de leur longueur, qui permet de manipuler la nourriture sans se brûler.

LES VARIANTES REGIONALES

Le mandarin standard utilise un caractère différent guō 锅 (littéralement un plat à cuire), ou le mot guōzi 锅子, ou encore chǎo cài guō 炒菜锅. En Indonésie, le wok est appelé penggorengan ; en Malaisie, kuali (petit wok) ou kwa (grand wok), aux Philippines, kawali ou wadjang ; au Japon : chuckanabe ; et en Inde, karahi.

CARACTERISTIQUES

La principale caractéristique du wok est sa forme. Les woks classiques ont un fond arrondi. Les wok faits au marteau, après avoir été modelés, reçoivent des petits coups de l’intérieur vers l’extérieur, ce qui donne au plat des arrondis sur les parois qui permettent de mettre la nourriture de côté plus facilement. Les woks vendus en occident ont parfois des fonds plats, ils ressemblent plus à des friteuses. Le fond plat permet d’utiliser le wok sur des plaques électriques, ce qui n’est pas vraiment le cas avec le fond rond, car celui-ci ne serait pas entièrement au contact de la chaleur. Mais le fond rond permet de mieux mélanger à l’aide d’une louche, contrairement a fond plat. De plus lorsque le wok est utilisé sur des plaques à gaz ou la traditionnelle cuisinière, le fond rond permet chauffe plus que le plat, et est donc mieux adapté pour la cuisson stir-fry.

Les woks ont un diamètre compris entre 30cm et 2mètres, voire plus. Les woks de 36cm (suffisant pour une famille de 3-4 personnes) est le plus répandu. Les woks familiaux vont généralement de 20 les petits woks sont utilisés pour les cuissons rapide à haute chaleur, comme le stir-fry (chǎo, 炒 or bao, 爆). Les grands woks dont le diamètre dépasse un mètre sont généralement utilisés dans les restaurants ou les cuisines communautaires, pour préparer du riz, de la soupe ou encore des bouillons.

LES MANCHES

Il y a deux sortes deux manches : les poignées (anses) ou les queues. Les poignées en métal dénudé sont courantes sur tous les types de wok, quel que soit leur matériau. Pour soulever le wok lors de la préparation, on utilise une petite serviette pour ne pas se brûler avec le manche. Cependant, beaucoup d’entre eux, aujourd’hui, sont recouverts d’une protection de bois ou de plastique. Mélanger en soulevant le wok avec une poignée, demande une grande force dans la main, le bras et el poignet. les wok sont la plupart du temps équipés de deux poignées, une de chaque côté. Elles sont soit vissées, soit soudées ou encore dans la continuité du plat.
Les queues sont longues et faites d’acier, et tout comme les poignées, elles peuvent être vissées, soudées ou dans la continuité du plat, et elles peuvent être aussi recouvertes de bois ou de plastique. Ce genre de manche facilite le mélange, s’apparentant au « sauté » occidental. Normalement, la queue n’est pas faite en fonte, car le wok serait alors trop lourd pour le manche, ou le métal serait trop fin pour supporter la tenseur des contraintes exercé par le manche. Les grand woks avec une queue ont généralement aussi ne poignée à l’autre bout, ce qui permet d’équilibrer le poids lorsqu’on soulève le wok.

LES MATERIAUX

Les woks sont généralement faits en fonte ou en acier.

Actuellement, l’acier est le plus répandu. Les woks en acier sont abordables (généralement), assez légers, chauffent vite, et sont relativement résistants. Cependant, ils sont peu performants en ce qui concerne le revêtement antiadhésif, la nourriture colle facilement au wok. Le prix peut varier selon le style et la qualité (épaisseur et forme). Les woks bas de gamme n’ont qu’une épaisseur et sont issus d’un seul morceau d’acier. Ces woks ont tendance à se déformer. Du fait de leurs irrégularités et imperfections, il est plus difficile de cuisiner avec. Les wok de meilleurs qualité sont faits au marteau, et composés de deux feuilles d’acier. La fabrication au marteau permet de créer des petites arrêtes sur les parois du wok, qui sont très utiles lors de la cuisson.

Il existe deux genres de wok en fonte. Les wok en fonte chinois sont fins (environ 3mm) et ont presque le même poids que ceux en acier. Tandis que les woks en fonte occidentaux font en moyenne 9mm d’épaisseur, ils sont lourds et mettent du temps pour chauffer. Les woks en fonte sont plus performants pour garder chaud et répartir uniformément la chaleur. Il est plus antiadhésif que le wok en acier, donc la nourriture colle moins. Cependant les deux types de woks en fonte présente des désavantages. Le wok chinois, rapide à chauffer et léger, est fragile et risque de se briser en cas de chute. Le wok occidental, lui, est long à chauffer et à se refroidir, le contrôle de la température n’est donc pas évident. De plus, à cause de son poids, il est très difficile à manier pour le mélange stir-fry.

Il est facile de trouver des woks antiadhésifs (revêtement de téflon) aujourd’hui en occident. Le revêtement est vite abîmé, et ne convient pas aux chaleurs trop élevées, on ne peut donc pas cuisiner stir-fry dans ce genre de wok. A 350°, le revêtement brûlé diffuserait des vapeurs pouvant entraîner de la fièvre. Les revêtements en xylan sot plus robustes mais en supportent pas non plus une chaleur trop élevée. Les woks dont le revêtement est composé d’une couche d’aluminium coincée entre deux feuilles d’acier inoxydable, sont plus rares. Ils durent longtemps, et restent en bon état (intérieur et extérieur), et le plus souvent ils peuvent aller au lave-vaisselle.

Le wok peut aussi être fait en aluminium. L’aluminium est un bon conducteur de chaleur, mais ne la retient pas aussi efficacement que peuvent le faire l’acier ou la fonte. Seuls les woks en alliages d’aluminium anodisé peuvent être utilisés de manière régulière, car les woks en simple aluminium sont trop fragiles et s’abîment facilement. L’aluminium est plutôt utilisé pour les couvercles.

LA CUISSON

WokOn verse une petite quantité (1-3 petites cuillères) d’huile d’arachide, d’huile de soja, d’huile de colza ou de tournesol dans le wok qu’on laisse chauffer. Puis on rajoute de l’ail fraichement coupé et du gingembre pour donner du goût, mais on les retire rapidement avant qu’ils ne noircissent. On place généralement d’abord la viande tranchée dans l’huile très chaude, puis on la met de côté dans le wok, l’huile peut couler et la viande continuer de cuire. On peut renouveler cette étape plusieurs fois, jusqu’à la cuisson complète de la viande. Les petites arrêtes faites au marteau, sont alors très utiles pour éviter que la viande ne glisse dans le fond du wok.

Une fois cuite, on retire la viande à l’aide d’une passoire chinoise pour la placer sur une assiette. On procède de la même manière pour les légumes. Et pour finir, on remet tous les ingrédients ensemble dans le wok, avec les sauces, les assaisonnements, etc…. on mélange et on met le couvercle pour la dernière étape de cuisson qui prend fin lorsque la fumée commence à s’échapper. Grâce à cette technique, le cuisinier peut contrôler le temps de cuisson de chaque ingrédient, qui ne baigne pas dans l’huile tout au long de la préparation.

Le wok hei est une saveur extraite du wok chaud pendant le stir-fry. Pour que le wok hei ressorte, la nourriture doit être cuisinée dans un wok à haute température, et être être revenue et mélangée rapidement. Le wok hei en fait est le résultat chimique de la caramélisation, de la réaction Maillard et de la combustion partielle de l’huile.

LES CUISINIERES POUR LES WOKS

La cuisinière traditionnelle

Les woks, de par leur forme, sont faits pour allés sur une cuisinière creusée, la chaleur issue du fuel est directement dirigée au fond du wok et ne peut pas s’échapper par les côtés. Autrefois, on utilisait le charbon ou le bois pour la faire fonctionner, mais aujourd’hui, la cuisinière s’apparente plus à la cuisinière à gaz, avec des brûleurs encastrés par-dessous, afin d’englober en totalité le wok. Les foyers de la cuisinière sont incurvés pour que le wok soit bien maintenu. On peut faire revenir la nourriture à une très haute température (stir-fry), tellement élevée qu’elle peut parfois déformer le wok. Ce genre de cuisinière est généralement utilisé par les restaurants, en effet, grâce à sa capacité de chaleur, on peut extraire le fameux wok hei.

Les woks traditionnels (forme) peuvent être tout de même utilisés sur des plaques à gaz, il faut juste enlever le dessus du brûleur et le remplacer par un anneau spécial wok, qui assurera la stabilité du wok et facilitera la concentration de la chaleur. Cela ne vaut pas les cuisinières traditionnelles, mais est suffisant pour une utilisation personnelle.

Les gazinières

Elles sont devenues de plus en plus populaire dans les foyers. Plusieurs fabricants ont donc décidé d’inclure dans leurs équipements un feu spécial pour le wok.

Cependant ces modifications sont coûteuses, sans compte toute la fumée dégagée dans la cuisine, plusieurs ont préféré utiliser leur wok à l’extérieur sur des feux chauffés au propane. Les bouteilles de propane sont bon marché, et permettent d’obtenir une chaleur supérieure que celle obtenue avec une simple gazinière.

Les plaques électriques

La cuisson stir-fry, dans un wok à fond rond ou plat, ne marche pas sur une plaque électrique. Elles ne produisent pas la quantité de chaleur nécessaire. Cependant il existe des plaques électriques incurvées, correspondant à la forme du wok, qui permettent de chauffer directement le fond et les côtés. Un wok à fond plat est plus adapté aux plaques électriques.

Les plats qui doivent être frits ont tendance à se transformer en purée et à bouillir quand il y a trop de choses dans le wok, on ne peut donc pas extraire le wok hei.

Par contre, les plaques électriques conviennent à certaines cuissons qui demandent plus de temps comme la potée, la cuisson vapeur ou encore le braisage.

Pour ce qui est de la cuisson stir-fry, les chinois possédant des plaques électriques, utilisent une poêle en fonte.

Il existe de nouveaux woks qui n’ont pas besoin de cuisinière, il suffit de les brancher. Ces woks antiadhésifs ne peuvent pas supporter de températures aussi élevées que les woks traditionnels.

LES AVANTAGES

L’avantage principal qu’offre le wok, en dehors de sa matière, c’est sa forme. Cette forme unique permet à la nourriture d’être saisie à forte chaleur avec peu de fuel. Grâce aux larges bords, on peut facilement remuer de la nourriture solide et fine sans éclaboussures.

La forme incurvée donne une plus grande surface « cuisinable », contrairement aux poêles et casseroles occidentales, qui ont des bords verticaux. Les morceaux déjà saisis au fond, peuvent être ramenés sur les côtés moins chauds pour continuer leur cuisson tranquillement, et d’autres peuvent être poussés au fond pour cuire plus rapidement. Le fond en ogive ne peut recueillir une grande quantité d’huile. Les gros élément ne peuvent être que superficiellement frits, tandis que l’ail, les piments, les oignons et le gingembre finement hachés peuvent frire dans peu d’huile.

 http://www.chine-informations.com/guide/wok_2644.html

Cuisine bouddhiste

Cuisine bouddhiste

© Chine InformationsLa Rédaction, le 18/11/2008 00:00

Cuisine bouddhisteLa cuisine bouddhiste 斋菜 (zhāi cài) est une cuisine asiatique orientale adoptée par les croyants bouddhistes. Elle est principalement végétarienne, pour être en accord avec le grand précepte bouddhiste : s’abstenir de tuer tout être vivant.

La cuisine végétarienne a plusieurs appellations selon le pays. En Chine : zhāi cài; au Japon : shōjin ryōri ; et en Corée : sachal eumsik.

LE BOUDDHISME ET LE VEGETARISME

Le bouddhisme, ainsi que le jaïnisme pensent que manger des légumes tue des vies, car la vie animale est détruite à cause du labourage et des pesticides. Le jaïnisme considère que mourir de faim est l’acte suprême de non-violence, alors que les bouddhistes considèrent l’extrême auto-mortification comme un obstacle pour atteindre la lumière.

Les theravāda et mahāyāna s’accordent à dire que manger de la viande ne constitue pas une violation des Cinq Préceptes qui interdisent à quiconque d’ôter directement la vie.

Cependant, les moines et les soeurs qui suivent le theravāda, et qui sont nourris en faisant l’aumône, doivent manger tous les restes qu’on leur propose, y compris la viande. Ils en sont dispensés à la seule exception d’avoir vu, entendu ou su que l’animal avait été tué spécialement pour ceux qui font l’aumône. Consommer de la viande dans ces circonstances serait mauvais pour leur karma. Ce principe est aussi appliqué par les bouddhistes lais (三净肉 sanjingrou).

Quand les communautés laies se procurent de la viande spécialement pour nourrir les moines et les soeurs, la permission de consommer de la viande diffère d’une communauté bouddhiste à l’autre. Le canon Theravāda Pali rapporte des situations où Buddha mangeait de la viande qui avait été spécialement apportée pour lui. Buddha aurait agi ainsi afin de montrer que si besoin est, un bouddhiste peut faire une entorse au règlement en cas d’urgence. S’obstiner à suivre les règles bouddhistes ou du végétarisme lorsque ce n’est pas possible, s’oppose à la philosophie mahāyāna, selon laquelle l’obstination est un obstacle au nirvana et à la lumière. Alors lorsqu’une personne fait le voeu de devenir un bouddhiste végétarien, elle s’engage à suivre ce voeu tant qu’il est humainement possible de pratiquer ce régime végétarien.

L’authenticité du canon pāli est discutée. Le sutrâ mahāyāna ne rapporte aucune situation où le Bouddha s’est nourri de viande. Cependant aucune communauté mahāyāna ne discute l’authenticité du canon pāli, alors que les bouddhistes chinois tendent à croire que cette partie est fausse. Le fait que Bouddha ait mangé de la viande est communément admis parmi les bouddhistes japonais.

Puisque que les bouddhistes mahāyāna reconnaissent la consommation de viande comme cruelle et déchue de toute compassion, la plupart est devenue végétarienne. Plusieurs sutrâ mahāyāna disent que Buddha vantait l’abstinence de viande. Cependant les bouddhistes tibétains pensent que le tantrisme rend le végétarisme inutile. Toutes les communautés Kamakura bouddhistes japonaises ont abandonné le vinaya mahāyāna, et donc ne sont plus adeptes du végétarisme mais du pesco végétarien. Les chinois et les coréens bouddhistes adhèrent entièrement au végétarisme.

LE BOUDDHISME ET LA NOURRITURE

La cuisine végétarienne asiatique orientale diffère de celle de l’ouest. Elle évite de tuer toute plante. Pour les moines et les soeurs, Le vinaya bouddhiste proscrit l’atteinte à une plante. Donc, on n’utilise aucun légume à racine (la pomme de terre, les carottes ou les oignons), mais plutôt des haricots et des fruits. Cependant ce régime drastique est le plus souvent appliqué aux occasions particulières.

Des bouddhistes mahāyāna, en Chine et au Vietnam, ne consomment pas de plantes à forte senteur : l’ail, la ciboulette, l’ase fétide et l’ail victorial. Elles ont la réputation d’exciter les sens.

la nourriture d’un bouddhiste végétarien ou non reste tout de même très spécifique. La plupart des chinois bouddhistes ne consomment pas de boeuf ni de viandes dites exotiques. Il y a aussi le xiashui (下水 ) : abstinence de consommer les entrailles et les organes d’animaux (à ne pas confondre avec le terme japonais gesui qui signifie vidange).

La majorité des bouddhistes ne consomment ni drogues ni alcool car cela aurait des effets sur leur esprit. Cela fait partie des Cinq préceptes qui proscrivent la consommation de toute substance entrainant une dépendance. Il est en général admis que ce principe s’applique à l’alcool et aux drogues, certains bouddhistes l’élargissent au tabac.

LES BASES DE LA NOURRITURE BOUDDHISTE

Les chefs bouddhistes végétariens redoublent de créativité lorsqu’il s’agit d’imiter de la viande en utilisant des protéines de blé (seitan), du soja, de l’agar-agar et encore d’autres saveurs issues des plantes. Beaucoup de ces recettes font partie de la tradition et sont très réputées. Le soja et le seitan offrent à eux seuls une vraie diversité, car ils peuvent être manipulés de multiples manières et diffuser un grand nombre d’arômes selon leur utilisation. Ce qui est d’autant plus étonnant, que le soja seul ou le seitan seul n’a pas beaucoup de goût. Selon les saisons, les chefs préparent des imitations de viande à couper le souffle.

Certains de ces chefs cuisinent des plats wu hun et des fausses viandes dans les monastères, pour les moines mais aussi pour les visiteurs (les non bouddhistes qui restent quelques heures ou quelques jours, et aussi les bouddhistes qui ne sont pas moines mais qui peuvent rester une nuit ou plusieurs mois). Plusieurs restaurants bouddhistes servent des plats wu hun, végétariens et non alcoolisés. Certains bouddhistes ne mangent végétarien qu’une fois par semaine ou par mois, ou encore qu’aux occasions spéciales comme se rendre sur la tombe d’un ancêtre. Afin de satisfaire à la fois ce genre de clients, et les 100% végétariens, les cartes des restaurants végétariens bouddhistes ne varient pas beaucoup de celles des restaurants typiques chinois, sauf que les plats contenant normalement de la viande sont cuisinés à base sauce soja aromatisée et de protéines de blé.