Archives de catégorie : Médecine Chinoise

Informations sur la médecine traditionnelle chinoise

Massage chinois

Massage chinois

© Chine InformationsLa Rédaction, le 05/01/2006 00:00

Massage chinois

Le massage chinois (Tui Na) fait partie des arts thérapeutiques de l’ancienne médecine chinoise traditionnelle au même titre que l’acupuncture ou la phytothérapie. Alors que le massage chinois est pratiqué couramment en Chine depuis plus de 4000 ans et qu’on y a recours actuellement dans tout le pays, il est encore pratiquement inconnu en occident. Le terme « Tui Na » vient du chinois exprimant le caractère à la fois vigoureux et pratique de cette méthode thérapeutique : Tui signifie pousser et Na saisir. Ce massage ne soulage pas seulement les muscles ou les articulations mais agit plus profondément, sur le mode de circulation de l’énergie vitale à travers le corps tout entier.

D’après la philosophie chinoise, cette énergie vitale ou Qi imprègne l’univers tout entier : c’est la force dynamisante à la base de toute vie. Dans notre corps, le Qi circule à travers des canaux appelés méridiens, apportant de l’énergie aux organes, aux tissus, et sur le plan psychologique.

Le massage chinois utilise des pressions le long des méridiens, sur des points spécifiques affectant ainsi la circulation du Qi, pour la rendre plus libre et plus régulière. La répartition du Qi à travers le corps a de profondes répercussions sur le bien-être : émotionnellement, intellectuellement, spirituellement autant que physiquement.

Le massage chinois est particulièrement efficace pour les douleurs musculaires et articulaires dues à la pratique d’un sport à l’usure naturelle, au stress. Outre la décontraction musculaire, le massage chinois modifie la circulation du Qi (énergie) pour rééquilibrer les blocages énergétiques sous-jacents liés au stress. En plus de soulager certaines douleurs, le

massage chinois renforce la vitalité et le bien être, stimulant ainsi le système immunitaire.

Après des mouvements de pétrissage vigoureux, les muscles et les tissus sont à la fois détendus et tonifies. Le massage chinois permet une stimulation complète des systèmes osseux et musculaires ainsi que des organes internes. En rééquilibrant la circulation du Qi, le massage chinois revigore l’esprit et les émotions.

http://www.chine-informations.com/guide/massage-chinois_330.html

Médecine traditionnelle chinoise : L’acupuncture et la moxibustion

Médecine traditionnelle chinoise : L’acupuncture et la moxibustion

© Chine InformationsLa Rédaction, le 15/06/2006 00:00

Dans les Mémoires historiques, parues il y a plus de 2 000 ans, la Biographie de Bian Que raconte une anecdote : Un jour, à son arrivée dans le royaume de Guo, Bian Que apprit que le prince venait de mourir subitement. Docteur, il se rendit tout de suite à la Cour pour le secourir. Après un examen minutieux, il conclut que le prince n’était pas vraiment mois mais seulement en état de coma. Alors il prit son aiguille et pratiqua sur le prince un coup d’acupuncture sur le point donné du corps. Ce dernier revint à lui et se rétablit après une vingtaine de jours de soins médicaux.

Bien Que, maître de la médecine de l’époque, savait bin appliquer la piqûre par aiguille à la thérapie. Cela démontre bien que l’acupuncture remonte loin dans l’histoire.

A l’époque néolithique, nos ancêtres connurent déjà l’acupuncture et la moxibustion. Mais leurs instruments originels d’acupuncture étaient des poinçons de pierre (pierre bian). Au cours d’une longue évolution, ils furent remplacés par des aiguilles d’os, de bambou et de poterie. Enfin les aiguilles métalliques firent leur apparition après la découverte du métal.

L’acupuncture et la moxibustion sont deux méthodes thérapeutiques différentes. L’une, originale à la Chine, consiste à piquer, frapper ou saigner, au moyen d’aiguilles de différents types, les points choisis du corps, afin d’obtenir des résultats thérapeutique. L’autre est le procédé selon lequel on cautérise les points déterminés du revêtement cutané à l’aide de tiges, de bâtonnets ou de poudre de feuilles d’armoise. Elles peuvent toutes exercer, par ces points déterminés du corps, un effet sur les méridiens et collatérales, les organes et les viscères en vue de renforcer l’énergie vitale et la circulation du sang et de régulariser l’immunité active, en sorte que les éléments positifs internes l’emportent sur les négatifs et que la maladie guérit.

Le Traité de médecine interne de l’empereur Jaune est une œuvre médicale la plus ancienne de Chine. Il constitue une source de renseignements sur l’acupuncture et la moxibustion : la répartition des points et du système de méridiens, les techniques de manipulation des aiguilles, la théorie sur laquelle se basent ces deux thérapies, etc. En somme, il a jeté une base théorique pour le développement de l’acupuncture et de la moxibustion. Au milieu du 3ème siècle, en étudiant le Traité de médecine interne de l’empereur Jaune et les Précis des points d’acupuncture et de moxibustion de Mintang, Huangfu Mi rédigea les Classiques A et B de l’acupuncture et de la moxibustion. Dans cet ouvrage sont enregistrés 349 noms de points d’acupuncture et de moxibustion et sont exposées la théorie, les techniques, les indications et les contre-indications des ces deux thérapies. Il occupe une place importante dans la patrimoine de la médecine chinoise. Vers la fin du 16ème siècle, Yang Jizhou écrivit le Compendium d’acupuncture et de moxibustion, faisant le bilan des expériences de ses prédécesseurs et de grands progrès dans ce domaine. Toutes ces œuvres jouent depuis toujours un rôle important dans la propagation de la médecine traditionnelle chinoise en Chine et à l’étranger.

Les expériences ont prouvé que l’acupuncture est très efficace pour le traitement de plus de 300 maladies, telles que : nervosisme, affections digestives, énurésie, dysménorrhée, aménorrhée, surdité, tintements d’oreilles, myopie, etc.

Partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise, l’acupuncture attire l’attention du monde par son efficacité magique. Maintenant plus de 120 pays et régions possèdent des acupuncteurs. C’est une bonne indication qui prouve qu’elle sert davantage de peuples.

http://www.chine-informations.com/guide/medecine-traditionnelle-chinoise-acupunture-et-la-moxibustion_1292.html

Traitements physiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise

5 traitements physiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise

© Chine InformationsLa Rédaction, le 09/09/2014 05:10, modifié le 23/03/2015 10:10

La Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), vieille de plusieurs millénaires, rencontre de plus en plus de succès et d’adeptes en Occident. Elle doit sa renommée grâce à la multiplicité des traitements qu’elle propose. Tous les traitements physiques utilisés dans la médecine chinoise offrent des techniques et des effets différents. Parmi eux, on peut distinguer 5 traitements considérés à juste titre comme les plus populaires : la réflexologie, le Tui Na, la « cupping therapy« , l’acupuncture et la moxibustion.

1. La réflexologie 反射疗法

La réflexologie est un type de massage qui s’applique essentiellement sur les voûtes plantaires et les paumes des mains. Dans la tradition chinoise, les plantes des pieds correspondent à différents organes du corps. En exerçant une pression sur des points précis d’un pied, on peut agir sur les organes correspondants.

La pratique régulière de la réflexologie peut permettre de déceler différents problèmes liés à une mauvaise hygiène de vie, une mauvaise alimentation ou une mauvaise posture.

Une pression sur un talon douloureux permet de réguler le sommeil. Tandis que le massage des arcs des pieds favorise la digestion et améliore la circulation des flux dans l’appareil digestif comme l’intestin et l’estomac.

Les effets de la réflexologie ne se font pas attendre. Il ne s’agit pas d’un massage relaxant et la douleur peut être intense. L’expérience peut donc être fatigante pour les non initiés.

2. Le Tui Na 推拿

Tui Na

Le Tui Na est un traitement qui combine le massage thérapeutique et les points vitaux de l’acupuncture. Dans la pratique, le Tui Na se résume à des pressions exercées avec la paume de la main, les avant-bras ou les doigts sur les méridiens. Le masseur utilise donc parfois le poids de son corps pour exercer cette pression. Il s’agit davantage de pression et de pétrissage que de massage. Il ne nécessite donc pas l’utilisation d’huile et peut être fait avec des vêtements.

Les effets du Tui Na sont différents d’une personne à l’autre. Les tensions des muscles sont évacuées par le massage et provoquent une importante sensation de fatigue. Ce traitement est utilisé pour soulager des douleurs chroniques, des troubles liés au stress ou à l’insomnie.

Pour pratiquer le Tui Na, le médecin doit se renseigner sur les habitudes de vie, les traumatismes et les antécédents chirurgicaux du patient.

3. La « cupping therapy » 拔罐

cupping therapy

Le cupping est également connu en Occident sous le nom de « saignée par ventouses ». Cette méthode thérapeutique est surtout utilisée pour améliorer la circulation sanguine. Il consiste à appliquer sur la peau, des tasses en verre réchauffées avec une flamme. Le traitement se fait essentiellement sur le dos mais pas uniquement. Le nombre et la taille des ventouses diffèrent d’un patient à l’autre. Le cupping dure environ une dizaine de minutes et laisse des marques rondes et rougeâtres sur la peau.

Les bienfaits du cupping sont aussi nombreux que variés.  Tout d’abord, il est censé soulager les douleurs musculaires et les migraines. De plus, il est censé être efficace pour la fertilité, contrôler l’asthme, et même perdre du poids ou éliminer la cellulite. Il peut aussi dans certains cas, guérir la dépression.

4. L’acupuncture 针灸

acupuncture

L’acupuncture est sans nul doute le traitement le plus connu de la médecine chinoise. L’application des aiguilles sert à stimuler les points vitaux. Dans la tradition chinoise, les aiguilles étaient placées à mains nues. Aujourd’hui, il existe des applications modernes et hygiéniques.

En ce qui concerne l’acupuncture, les effets sont instantanés. Le soulagement de la douleur est immédiat puisque le muscle est complètement paralysé durant le traitement. Il est possible de ressentir des engourdissements et des picotements dans certaines zones. Dans le cas d’une douleur résultant par exemple d’une mauvaise posture, l’acupuncture permet de renforcer le muscle et de corriger les défauts.

Il faut néanmoins s’attendre à quelques douleurs pendant l’extraction des aiguilles. De plus, à la fin de la séance, une ventouse peut être appliquée afin d’extraire les toxines qui n’auraient pas été éliminées par les aiguilles.

5. La moxibustion 火疗

moxibustion

La moxibustion est un traitement utilisant la chaleur de la combustion pour stimuler la circulation sanguine, principalement autour des articulations. Les bâtons d’encens utilisés sont bâtonnets d’armoise séchée qui ont la réputation d’avoir des propriétés antibactériennes et antifongiques.

Etant donné que la séance de moxibustion dure environ 20 minutes, il faut prévoir une exposition prolongée à une fumée épaisse et une forte odeur d’encens. Avant la première séance, il est donc normal que le médecin s’assure des antécédents médicaux du patient ainsi que de ses éventuelles allergies.

Les résultats de la moxibustion sont rapides. Cette méthode est idéale pour ceux qui connaissent des problèmes de raideur des articulations, même aigus.

http://www.chine-informations.com/actualite/traitements-physiques-de-la-medecine-traditionnelle-chinoise_69652.html

Un pas de plus vers la reconnaissance de la MTC

Un pas de plus vers la reconnaissance de la MTC aux Etats Unis

( le Quotidien du Peuple en ligne )
27.11.2013 à 15h15

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Les médicaments à base de plantes sont l’une des thérapies les plus élémentaires de la MTC, mais leur pouvoir de guérison reste encore méconnu en Occident. [Source China Daily]
Un médicament à base de plantes chinoises pour les maladies du foie vient de franchir un grand obstacle réglementaire aux États-Unis, mais pour la médecine traditionnelle chinoise, il y a encore un long chemin à parcourir.

Pour Tarek Hassanein, professeur de médecine à l’Ecole de Médecine de l’Université de Californie, à San Diego, il a fallu beaucoup de temps pour apprendre et enfin réussir à prononcer « fuzhenghuayu » (FZHY). C’est le nom chinois d’un médicament chinois breveté qui traite la fibrose hépatique, le processus de cicatrisation du foie lors de blessures et de maladies.

Ce remède est le troisième médicament chinois breveté qui a terminé avec succès la Phase Deux des essais cliniques aux États-Unis. Les pilules Compound Danshen Dripping Pill ont obtenu ce résultat en 2010 et les capsules Xuezhikang l’ont fait au début de cette année. Le professeur Hassanein est l’un des premiers chercheurs supervisant les essais aux États-Unis qui testent l’efficacité et la sécurité du FZHY en traitant des patients américains ayant une maladie du foie, principalement l’hépatite C.

Menée dans neuf cliniques depuis 2010, les essais se sont achevés au début de novembre, avec 250 participants et 89 sujets valides.

« Les données préliminaires affichent une tendance qui montre que le FZHY peut stabiliser la fibrose hépatique chez les patients infectés par le virus de l’hépatite C, et les tests montrent que le FZHY est un antifibrotique avec un bon profil de sécurité et est bien toléré dans la population des États-Unis », a dit le professeur Hassanein.

«L’achèvement des essais confirme la capacité de mener des essais contrôlés aléatoires sur un médicament botanique en utilisant un placebo comme témoin dans les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux ».

Ren Dequan, directeur adjoint retraité de la State Food and Drug Administration de la Chine, dit que cette étape fait faire à la phytothérapie chinoise brevetée un pas de plus vers la réalité sur le marché américain et même le marché mondial, parce que l’agence américaine est l’un des systèmes d’approbation et de régulation des médicaments les plus stricts du monde.

La médecine traditionnelle chinoise a une histoire qui remonte à plus de 4 000 ans, et diffère de la pratique médicale occidentale en ce qu’elle croit que le corps humain est un tout organique et systémique, et que toute maladie est le reflet d’un état de déséquilibre de l’organisme.

Dans la pratique clinique, la MTC a prouvé ses capacités à traiter les maladies chroniques, parce que ces maladies sont souvent causées par des anomalies biologiques multiples, avec pour résultat des cibles à traiter complexes sur lesquelles la médecine occidentale moderne peut ne pas avoir de bons effets, selon Liu Ping, l’inventeur du FZHY.

Il estime que la MTC peut être une bonne alternative car elle met l’accent sur l’ensemble de l’état de santé d’une personne.

Bien que les techniques de la MTC comme l’acupuncture et les massages aient gagné en popularité en Occident, les médicaments à base de plantes ne sont pas encore bien acceptés par les Occidentaux.

Peu de médicaments brevetés chinois ont en effet été autorisées par les autorités de santé occidentales à entrer sur le marché des médicaments. La plupart de ces médicaments et plantes médicinales figurent dans les rayons des supermarchés en tant que suppléments et produits de soins de santé, dit Zhang Boli, un membre de l’Académie d’ingénierie de Chine et Président de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Tianjin.

« Le succès du FZHY peut fournir des informations utiles aux producteurs de médicaments brevetés chinois qui veulent se lancer sur le marché international des médicaments », a dit M. Zhang.

La fibrose hépatique est fréquente chez les patients atteints de maladies du foie à long terme, et le FZHY est largement utilisé en Chine depuis 2003 pour améliorer leur état, alors que la médecine occidentale ne dispose pas de bon traitement de cette maladie.

Les tests de la Phase Deux du FZHY ont utilisé des biopsies du foie chez les patients pour recueillir des données sur l’efficacité et la sécurité dans le traitement de la fibrose du foie, ce qui s’est avéré être une sage décision, dit M. Zhang.

« Pour les médicaments chinois brevetés à l’international, il est important de faire un bon usage des effets positifs de la MTC dans des conditions cliniques où la médecine occidentale peut ne pas assurer un meilleur contrôle, comme les maladies chroniques », dit M. Zhang.

Cependant, bien que le FZHY ait terminé les essais cliniques de la deuxième phase exigés par les organismes de réglementation des États-Unis, il y a encore un long chemin à parcourir avant l’approbation finale pour le marché des médicaments grand public aux Etats-Unis.

Selon une étude menée par le groupe commercial Biotechnology Industry Organization en 2011, le taux de réussite global pour les médicaments ayant passé les essais de la Phase Un vers l’approbation finale est d’environ un sur 10.

Internationalisation de la médecine traditionnelle chinoise

La route est encore longue pour l’internationalisation de la médecine traditionnelle chinoise

( le Quotidien du Peuple en ligne )
23.08.2013 à 17h12

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Le ministère du Commerce et le Bureau national d’administration de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) viennent d’annoncer la mise en place de grands projets commerciaux, des sociétés clés et des zones pilotes destinées à la MTC, dans un souhait d’établir des critères performantes dans ces services, de la création de marques internationales et d’en promouvoir le développement.

L’Asie leader du marché

Selon les statistiques les plus récentes, le volume global de l’import-export des médicaments traditionnels chinois au cours des six premiers mois de l’année a atteint 1.98 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 23.94% par rapport à la même période de l’année précédente, dont une augmentation de 22.49% et de l’ordre de 1.49 milliards de dollars pour l’exportation, contre 28.57% et 490 milliards de dollars pour l’importation.

Jusqu’à présent, l’exportation des médicaments traditionnels chinois s’oriente vers 168 pays et régions, l’Asie restant le marché principal, qui a importé 920 millions de médicaments durant la première moitié de l’année, soit une part de 61.78% du marché extérieur de la MTC et une augmentation de 26.3% par rapport à la même période en 2012.

Etant la cible depuis longtemps pour l’exportation de la MTC, les Etats-Unis sont restés pendant plusieurs années le troisième plus grand marché dans ce secteur. Au cours du premier semestre de 2013, le volume des exportations de la médecine traditionnelle chinoise vers le marché américain s’est élevé à 207 millions de dollars, avec une augmentation de 26% par rapport de la même période en 2012. Du côté, du marché européen peu ouvert à la MTC, le montant de l’exportation durant les six premiers mois de cette année s’élève à 240 millions de dollars, soit une proportion de 16.31% du marché global de la MTC et une hausse de 14.66% par rapport de la même période de l’année dernière.

La querelle entre les critèrs chinoises et occidentales

En raison de la différence des critères concernant les produits médicaux, des frictions commerciales se produisent souvent dès la sortie à l’étranger d’un nouveau produit. Le 20 août dernier, l’Agence de régulation des médicaments et des produits de santé au Royaume-Uni (The Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, MHRA) a lancé une alerte contre certains médicaments traditionnels chinois dont la teneur en plomb, en mercure et en arsenic avaient dépassé le niveau normal autorisé, notamment les Bak Foong Pills (白凤丸, Bái fèng wán, un traitement contre la douleur des règles menstruelles), Hairegenerator (发宝, Fā bǎo, consacré au traitement de l’alopécie) et Niu-Huang Chieh-tu-pein (牛黄解毒片, Niúhuáng jiědú piàn, pour traiter le mal de gorge et l’ulcère buccal).

Zhang Boli, membre de l’Académie d’ingénierie de Chine, a proposé qu’il fallait d’abord s’inspirer des critères technologiques occidentales afin d’accroître la gamme de la MTC en accordant une plus grande importance aux précédures d’extrait, d’isolement et de contrôle de la qualité . Puis, établir ses propres critères de la MTC qui prennent en compte ses caractéristiques singulières.

Vers un mode de développement industriel

Dès les premiers services de l’ acupuncture et de produits divers délivrés hors des frontières chinoises, et jusqu’au développement industriel futur comprenant les domaines de l’éducation, des recheches scientifiques, du commerce et de la culture, la médcecine traditionnelle chinoise n’a jamais cessé son exploration pour s’ouvrir les portes d’un marché international.

Prenons l’exemple de la société pharmaceutique chinoise Tong Ren Tang (同仁堂). A son entrée dans n’importe quel pays ou région, elle fait tout d’abord sensibiliser les habitants locaux aux notions culturelles de la MTC par des services médicaux traditionnels, tels que les quatres étapes du diagnostic médical chinois :Wang (望, wàng, inspecter), Wen (闻, wén, écouter), Wen (问, wèn, interroger) et Qie (切, qiè, palper), l’acupuncture et le massage. Dans chaque pharmacie de Tong Ren Tang, un médecin peut être consulté. La société a également ouvert des centres médicaux dans les hôpitaux locaux, en créant par exemple, trois centres MTC dans trois hôpitaux à Singapour.

Qui est responsable de la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres ?

Qui est responsable de la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres ?

01.08.2013 à 16h35

Le Quotidien du Peuple-Edition d’outre-mer

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Ces derniers temps, l’opinion selon laquelle la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres est due à la Chine a fait le buzz dans le monde. Néanmoins, ce point de vue est un jugement partial portant une forte empreinte de subjectivité. Lors d’un entretien exclusif accordé au Quotidien du Peuple, Meng Xianlin, directeur du Bureau national d’administration de l’import-export des espèces menacées d’extinction de Chine, a expliqué la baisse continue du nombre des animaux sauvages par plusieurs facteurs, entre autres quatre causes importantes : la réduction de l’habitat, le braconnage pour la subsistance, les catastrophes naturelles, le manque de surveillance et de contrôle efficaces de la part des pays d’origine.

Malgré les malentendus chez les Occidentaux envers la Chine au sujet des aspects de la tradition culturelle, de l’idéologie et de l’intérêt d’Etat, la Chine joue toujours le rôle d’un grand pays responsable qui fait de son mieux dans la protection des animaux sauvages et participe activement à la coopération internationale dans la lutte contre le commerce illégal animalier. Ce qui a été reconnu par de plus en plus de personnes sur la scène internationale. Une preuve : la Chine s’est vue décerner à deux reprises le ‘Certificat d’honneur du Secrétaire général de la CITES’ (la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), du jamais vu dans le monde.

« Ces dernières années, certaines organisations internationales ont fait une analyse sur les chiffres de l’économie chinoise et les revenus des habitants chinois, qui a abouti au résultat que la forte hausse du nombre d’animal sauvage braconnés est en corrélation positive avec la croissance de l’économie chinoise. Ils croient qu’une fois enrichis, les Chinois achètent de l’ivoire comme un objet à bas risque de dévaluation, ce qui a beaucoup attisé le braconnage », a indiqué Zhang Shanning, directeur général du Bureau national d’administration de l’import-export des espèces menacées d’extinction de Chine, lors d’une interview accordé au Quotidien du Peuple.

« C’est effectivement un jugement subjectif sans fondement. Aucune preuve n’est disponible jusqu’à présent pour trancher que les Chinois utilisent leurs revenus disponibles pour acheter de l’ivoire. La situation déplorable du braconnage des animaux sauvages en Afrique est le résultat de plusieurs éléments et n’a rien à avoir avec la croissance économique chinoise », a ajouté Zhang Shanning.

Kan Daoyuan, professeur de politique à l’Institut national des cadres fiscaux de Chine, partage a également fait part de son point de vue sur le sujet. « L’opinion qu’il faut imputer à la Chine la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres tire en fait son origine des différences de traditions culturelles, idéologiques et des intérêts d’Etat des pays. »

Le malentendu quant à l’aspect de tradition culturelle est dû au manque de connaissance sur la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Dans les théories de la MTC, les os et la fourrure de tigre et les cornes de rhinocéros sont des médicaments précieux qui sont efficaces pour le traitement de certaines maladies. C’est pourquoi l’ONG TRAFFIC (en anglais Trade Records Analysis of Flora and Fauna in Commerce) et le WWF partagent l’idée que la MTC est à l’origine de la baisse du nombre de certaines espèces animales et végétales déjà en danger.

« Dans l’histoire de la MTC, certains animaux sauvages étaient considérés comme un médicament. Cependant, avec la sensibilisation à la protection des animaux sauvages et le développement des techniques d’élevages des animaux aux fins d’utilisation médicale, braconner les animaux sauvages pour obtenir des médicaments est devenu très rare. Aujourd’hui, la Chine a déjà établi un système strict de protection des animaux sauvages et a aussi réalisé un approvisionnement industriel de la plupart des espèces animales à des fins médicales. Un tel point de vue est causé par un manque de connaissance sur le développement de l’industrie de la MTC », a analysé Liu Zhanglin, vice-président de la Chambre commerciale des importateurs-exportateurs de médicaments et de produits de santé de Chine.

De plus, la Chine a depuis 1993 interdit l’utilisation des os de tigre comme médicament et a publié spécifiquement un décret interdisant le commerce des cornes de rhinocéros et des os de tigre, qui a également effacé ces deux produits animaux de la liste des médicaments traditionnels chinois. Une série de lois et réglementations a été ensuite promulguée pour mieux protéger les espèces animales qui sont médicalement exploitables.

Actuellement la Chine a déjà mis en place un réseau de réserves naturelles qui a une large couverture et est performant, ce qui lui permet de bien protéger 90% des sortes d’écosystèmes terrestres, 85% des espèces animales sauvages et 65% des groupes de plantes terrestres.

Gua Sha

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Gua Sha (chinois : 刮痧 ; pinyin : guā shā ; littéralement : « gratter le choléra »), (plus généralement, « gratter la maladie pour lui permettre de s’échapper à travers la peau »), est un ancien traitement médical. Parfois appelé « spooning » par les Anglophones, on lui donne également le nom français « tribo-effleurage ».

Le terme vietnamien pour cette pratique est cạo gió (prononcé [kaːw˧ˀ˩ zɔ˧˥] en vietnamien du Nord, [kaːw˨˧ jɔ˧˥] en vietnamien du Sud), qui signifie grossièrement « gratter le vent », tout comme dans la culture vietnamienne « attraper froid » se dit trúng gió, « attraper le vent ». L’origine de ce terme vient de Shang Han Lun, un texte médical chinois sur les maladies – comme dans la plupart des pays asiatiques, la médecine chinoise s’est profondément ancrée au Vietnam, surtout entre le Ve et le VIIe siècle. Cạo gió est un remède très commun au Vietnam.

Cette technique est également utilisée en Indonésie. C’est une technique javanaise, connue sous le nom de kerikan (lit., « technique du grattage ») ou kerokan, elle est souvent utilisée comme une forme de médecine folklorique à travers les membres d’un même foyer.

La médecine traditionnelle chinoise est un trésor à fouiller

«La médecine traditionnelle chinoise est un trésor à fouiller»

Par Pierre HASKI

Pékin de notre correspondant

Meng Qing Yun, 65 ans, est professeur à l’Institut de théorie fondamentale de Médecine traditionnelle chinoise, et membre de l’Académie chinoise de médecine traditionnelle à Pékin.

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est-elle figée dans sa conception d’origine, ou continue-t-elle à évoluer?

La MTC trouve ses bases il y a plus de deux mille ans et a connu un développement assez lent. Comme la médecine occidentale, elle s’est développée par étapes: d’abord celle des guérisseurs, puis celle de l’expérience des médecins, et enfin celle de l’expérimentation et de la technologie. Pour la MTC, la phase de l’expérience a duré très longtemps: jusqu’en 1959. A partir de cette date, on a cherché à valider notre pratique par des expérimentations, et on a rejoint l’Occident en ayant recours pour ce faire à la technologie moderne. Mais dans la MTC, le rôle du médecin reste prédominant, car son expérience est centrale dans le diagnostic. En Occident, on crée des normes qui s’imposent à tous; en Chine, les remèdes et les moyens de soigner diffèrent selon le médecin. La MTC reste très traditionnelle, et elle a avant tout recours aux herbes et aux plantes, mélangées en soupes, pour soigner ses patients. Une encyclopédie publiée au XVIe siècle, sous la dynastie des Ming, comprenait un millier d’herbes et plantes médicinales; nous venons d’en achever une nouvelle qui en recense pas moins de 20 000.

Est-ce une force ou une faiblesse de la MTC?

La manière de traiter les malades reste assez primitive. Mais elle découle de l’orientation de base de la MTC, qui considère que l’homme n’est pas un produit industriel. Chaque homme est différent. La grippe ne se présente pas de la même manière chez tous les patients. Même la médecine occidentale cherche à acquérir cette diversité de traitement. Mais il est exact que la MTC est encore largement une médecine d’expérience.

Quels sont les points forts de la MTC alors que la méde cine occidentale a fait ces dernières années des progrès fulgurants?

Depuis un siècle, la MTC est dépassée par la médecine occidentale pour la chirurgie et la gynécologie en particulier. Mais dans d’autres domaines, comme les maladies virales, cardiaques, liées aux déficiences immunitaires, à la circulation du sang, la MTC reste efficace. Elle peut apporter sa contribution pour traiter des maladies pour lesquelles l’Occident n’a pas de réponse, comme certaines bronchites, des problèmes de reins, la leucémie. Et même pour les tumeurs cancéreuses, le mariage des techniques occidentales et chinoises peut avoir de bons résultats, car lorsqu’on utilise la chimie, on tue la tumeur mais on tue aussi l’immunité du corps. Pour les fractures, par exemple, on peut avoir des guérisons plus rapides avec la MTC. En Occident, chaque nouvelle théorie chasse l’autre; en Chine on accumule depuis des milliers d’années. Pour la fièvre, on utilise la même ordonnance depuis plus de mille ans, et ça marche.

A vos yeux, les deux médecines sont donc plus complémentaires que concurrentes?

En Chine, les deux médecines sont complémentaires. A certaines époques, on a voulu éliminer la MTC au profit de la médecine occidentale. Mais même à ces époques, nombreux étaient ceux qui continuaient à y recourir pour se soigner. Il est impossible de supprimer la MTC en Chine, elle fait partie de notre culture. Un récent sondage indique que 30 % des citadins ont l’intention de consulter un médecin traditionnel, et ce chiffre doit être encore plus élevé dans les campagnes. Cette complémentarité est-elle possible en Occident aussi? Nos médicaments commencent à y pénétrer, l’acupuncture est de plus en plus utilisée un peu partout dans le monde. Notre médecine est pratique, bon marché, et obtient pour certains maux de meilleurs résultats. Dans tous les pays, la tendance est à la redécouverte de la médecine traditionnelle. En Chine comme ailleurs, la médecine occidentale reste le courant principal, mais la MTC joue la complémentarité et peut enrichir cette médecine. Depuis les années 90, les grands groupes pharmaceutiques ont compris l’intérêt qu’il y avait à explorer cette voie. La MTC est un trésor à fouiller!

Peut-elle apporter aussi sa contribution à la lutte contre le sida?

Nous avons envoyé une équipe de MTC en Tanzanie dès 1987, qui a obtenu des résultats positifs. Personne n’a trouvé le moyen de guérir du sida, mais la MTC peut aider à renforcer l’immunité des patients et à repousser le développement de la maladie. Des tests sur le renforcement de la résistance du corps face au virus sont effectués en Thaïlande par l’Académie de médecine traditionnelle chinoise. Les résultats seront soumis au gouvernement pour approbation. Mais les moyens alloués à ces recherches sont insuffisants, comparés à ceux des laboratoires américains. Le gouvernement n’a peut-être pas encore reconnu suffisamment l’importance de la MTC, même s’il l’a placée dans les 17 projets scientifiques du XXI° siècle.

Pierre HASKI

http://next.liberation.fr/guide/2002/02/02/la-medecine-traditionnelle-chinoise-est-un-tresor-a-fouiller_392720

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de BeijingBUCM est l’une des meilleures universités de médecine traditionnelle chinoise au niveau national.

La médecine traditionnelle chinoise a une grande place dans la culture chinoise, et en tant que telle, elle intéresse de plus en plus d’étrangers. Aujourd’hui, nous allons vous parler de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing, une des meilleures universités de médecine traditionnelle chinoise au niveau national. Cet établissement supérieur est le premier choix de la plupart des étrangers qui souhaitent découvrir la médecine traditionnelle chinoise.

Le Qianshan, un jeune Français de 28 ans, est en 3ème année à l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing. Il y a sept ans, c’est par hasard qu’il a découvert la médecine traditionnelle chinoise. Depuis, il s’est pris de passion pour cette discipline. Il est venu en Chine pour étudier le massage et l’acupuncture. Le Qianshan :

« Les professeurs sont très gentils avec moi. Nous avons non seulement des cours théoriques, mais aussi des cours pratiques dans des hôpitaux. »

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a été fondée en 1956. C’est une des quatre universités spécialisées dans la médecine traditionnelle chinoise les plus anciennes depuis la fondation de la nouvelle Chine en 1949. Depuis sa création, l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a une mission importante : diffuser la médecine traditionnelle chinoise dans le monde entier. Voilà déjà une cinquantaine d’années que l’Université accueille des étudiants étrangers. Et le développement de l’enseignement en direction des étudiants étrangers s’est accéléré dans les années 90. Les détails avec Gao Sihua, le directeur de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing :

«Environ 3 000 étudiants originaires de 87 pays et régions du monde ont été diplômés de notre université. Et environ 14 000 étrangers ont suivi des cours dans notre université. Ces chiffres nous classent dans le peloton de tête des écoles supérieures de médecine traditionnelle chinoise au niveau national. »

En six ans, le nombre d’étudiants étrangers à l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a presque doublé. Dans le même temps, l’université a noué des collaborations avec des établissements spécialisés dans plus de 20 pays et régions du monde. Gao Sihua nous parle de ces partenariats :

« On travaille avec des universités de plusieurs pays, comme l’Université du Middlesex en Angleterre, l’Université de technologie de Nanyang à Singapour et l’Université des sciences médicales de Mashhad en Iran. Par exemple, on a signé un accord avec l’Université de technologie de Nanyang à Singapour. Il permet aux élèves des deux pays de suivre pendant les trois premières années les cours de médecine à l’Université de technologie de Nanyang, et de passer les deux dernières années dans notre université pour suivre les cours cliniques. »

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing encourage ses élèves étrangers à suivre des cours en chinois pour qu’ils puissent mieux comprendre la culture et la médecine traditionnelle chinoise. Mais n’est-ce pas trop difficile pour les élèves étrangers d’étudier en même temps le chinois et la médecine traditionnelle chinoise ? Pour les aider, l’Université a créé des cours spécifiques destinés aux élèves étrangers. Voici les explications de Zhang Liping, une des responsables de l’université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing. Elle s’occupe des coopérations et des échanges internationaux de l’université. Zhang Liping :

« Notre université a créé des cours préparatoires destinés aux élèves étrangers. Nous enseignons principalement le chinois et les connaissances de base en médecine traditionnelle chinoise. Notre objectif est non seulement d’améliorer le niveau de chinois des élèves étrangers, mais aussi d’accroître leurs connaissances dans le domaine de la médecine traditionnelle chinoise, ce qui leur permettra ensuite de suivre les cours. »

Par ailleurs, en fonction de la situation des élèves, l’Université propose des cours bilingues chinois-anglais. Les explications de Gao Sihua, directeur de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing :

«Certains élèves, surtout ceux dont la langue maternelle est l’anglais, ont envie de suivre des études bilingues dans notre université. C’est pourquoi nous avons recruté des experts étrangers pour qu’ils donnent des cours en anglais. Soit ces experts ont de l’expérience en médecine, soit ils ont fait leurs études chez nous. Certains d’entre eux sont venus ici pour établir une coopération avec nous. »

La pratique clinique joue un rôle très important dans l’étude de la médecine traditionnelle chinoise. L’université met donc l’accent sur les stages des élèves. Ecoutons Gao Sihua :

« Notre université est rattachée à trois hôpitaux qui jouissent d’une bonne réputation dans le pays. En fonction des besoins des élèves, nous organisons des stages dans ces trois hôpitaux. »

Après avoir fini leurs études en maîtrise, un certain nombre d’étudiants étrangers choisissent de continuer leurs études dans cette Université. Les autres préfèrent rentrer chez eux pour devenir en quelque sorte les « messagers » de la médecine traditionnelle chinoise dans les quatre coins du monde. Gao Sihua :

« La plupart des étudiants étrangers rentrent dans leur pays natal après leur maîtrise en Chine. Soit ils enseignent à l’université, soit ils travaillent dans des hôpitaux ou des cliniques. Par exemple, l’Université de technologie du Mexique propose des cours de médecine traditionnelle chinoise. Et la plupart de ses professeurs sont diplômés de notre université. »

Huo Liao, thérapie par le feu

Huo Liao, thérapie par le feu

© Chine InformationsLa Rédaction, le 25/03/2013 00:00

Huo Liao 火疗 (huǒliáo, littéralement « traitement par le feu« ) est un traitement utilisé dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). Il soigne essentiellement les effets du vieillissement du corps par le feu.

Le Huo Liao est de plus en plus pratiqué dans les SPA en Chine comme soin anti-rides.

Sommaire
  • Base théorique
  • Histoire
  • Préparation
  • Effets secondaires et contre-indications

Base théorique

Cette pratique est basée sur la moxibustion, une technique de stimulation par la chaleur. Les points traités sont les mêmes que dans l’acupuncture traditionnelle chinoise.

Le traitement par le feu est utilisé pour améliorer la circulation sanguine et équilibrer le Qi, entrainant l’activation des fonctions immunitaires des différentes cellules des tissus de l’organisme, provoquant la prévention des maladies et amenant à la guérison, améliorant la condition physique et prolongeant la vie. Le traitement aurait également comme avantage de réguler les fonctions physiologiques des organes et des tissus. Le corps dans son ensemble est régénéré et protégé.

Le Huo Liao est donc un traitement anti-vieillissement de la médecine chinoise.

Histoire

Des documents sur le traitement par le feu dans la Médecine Traditionnelle Chinoise remontent à la période des Printemps et Automnes (770-481  av. J.-C) ont été retrouvés en 1973 dans une tombe du site archéologique de Mawangdui à Changsha, en Chine.

On y découvre en outre la première monographie connue des méridiens et le premier livre de médecine documentant les traitements par moxibustion. Ce dernier explique en outre que l’utilisation du Huo Liao est l’alternative à utiliser en acupuncture lorsque les aiguilles ne sont pas appropriées, donnant pour exemple les yeux et leur contour.

 

火疗

Préparation

La moxibustion est réalisée grâce à une concentration élevée d’alcool posée indirectement sur le corps du patient. Une serviette imbibée d’une formule à base de plantes sert en outre de protection contre les flammes.

Le traitement Huo Liao nécessite la préparation d’un mélange médicinal à base de plantes, nommé « préparation du dragon de feu ». Ce mélange, posé entre la peau et la serviette enflammée, s’infiltre à travers l’épiderme grâce à la chaleur, pénètre les méridiens et est absorbé dans le sang.

La pénétration à la fois sous-cutanée, musculo-squelettique et intra-articulaire, en plus des bénéfices pour le métabolisme déjà citées, est de surcroit efficace contre le rhumatisme.

Effets secondaires et contre-indications

Le traitement par le feu augmente la chaleur corporelle et les battements du coeur. Les personnes ayant des problèmes cardiaques ou sensibles à la fièvre ne devraient pas pratiquer le Huo Liao.

En outre, le traitement n’est pas approprié pour les personnes souffrant de saignement facile comme l’hémophilie.

Le traitement demandant l’application de flammes nues, il est indispensable de s’assurer en plus des compétences du médecin, que les normes de sécurité notamment pour les incendies, sont respectées.

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