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À propos yinshi

Diététicien Nutritionniste, diététique et pharmacopée traditionnelles chinoises

Internationalisation de la médecine traditionnelle chinoise

La route est encore longue pour l’internationalisation de la médecine traditionnelle chinoise

( le Quotidien du Peuple en ligne )
23.08.2013 à 17h12

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Le ministère du Commerce et le Bureau national d’administration de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) viennent d’annoncer la mise en place de grands projets commerciaux, des sociétés clés et des zones pilotes destinées à la MTC, dans un souhait d’établir des critères performantes dans ces services, de la création de marques internationales et d’en promouvoir le développement.

L’Asie leader du marché

Selon les statistiques les plus récentes, le volume global de l’import-export des médicaments traditionnels chinois au cours des six premiers mois de l’année a atteint 1.98 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 23.94% par rapport à la même période de l’année précédente, dont une augmentation de 22.49% et de l’ordre de 1.49 milliards de dollars pour l’exportation, contre 28.57% et 490 milliards de dollars pour l’importation.

Jusqu’à présent, l’exportation des médicaments traditionnels chinois s’oriente vers 168 pays et régions, l’Asie restant le marché principal, qui a importé 920 millions de médicaments durant la première moitié de l’année, soit une part de 61.78% du marché extérieur de la MTC et une augmentation de 26.3% par rapport à la même période en 2012.

Etant la cible depuis longtemps pour l’exportation de la MTC, les Etats-Unis sont restés pendant plusieurs années le troisième plus grand marché dans ce secteur. Au cours du premier semestre de 2013, le volume des exportations de la médecine traditionnelle chinoise vers le marché américain s’est élevé à 207 millions de dollars, avec une augmentation de 26% par rapport de la même période en 2012. Du côté, du marché européen peu ouvert à la MTC, le montant de l’exportation durant les six premiers mois de cette année s’élève à 240 millions de dollars, soit une proportion de 16.31% du marché global de la MTC et une hausse de 14.66% par rapport de la même période de l’année dernière.

La querelle entre les critèrs chinoises et occidentales

En raison de la différence des critères concernant les produits médicaux, des frictions commerciales se produisent souvent dès la sortie à l’étranger d’un nouveau produit. Le 20 août dernier, l’Agence de régulation des médicaments et des produits de santé au Royaume-Uni (The Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, MHRA) a lancé une alerte contre certains médicaments traditionnels chinois dont la teneur en plomb, en mercure et en arsenic avaient dépassé le niveau normal autorisé, notamment les Bak Foong Pills (白凤丸, Bái fèng wán, un traitement contre la douleur des règles menstruelles), Hairegenerator (发宝, Fā bǎo, consacré au traitement de l’alopécie) et Niu-Huang Chieh-tu-pein (牛黄解毒片, Niúhuáng jiědú piàn, pour traiter le mal de gorge et l’ulcère buccal).

Zhang Boli, membre de l’Académie d’ingénierie de Chine, a proposé qu’il fallait d’abord s’inspirer des critères technologiques occidentales afin d’accroître la gamme de la MTC en accordant une plus grande importance aux précédures d’extrait, d’isolement et de contrôle de la qualité . Puis, établir ses propres critères de la MTC qui prennent en compte ses caractéristiques singulières.

Vers un mode de développement industriel

Dès les premiers services de l’ acupuncture et de produits divers délivrés hors des frontières chinoises, et jusqu’au développement industriel futur comprenant les domaines de l’éducation, des recheches scientifiques, du commerce et de la culture, la médcecine traditionnelle chinoise n’a jamais cessé son exploration pour s’ouvrir les portes d’un marché international.

Prenons l’exemple de la société pharmaceutique chinoise Tong Ren Tang (同仁堂). A son entrée dans n’importe quel pays ou région, elle fait tout d’abord sensibiliser les habitants locaux aux notions culturelles de la MTC par des services médicaux traditionnels, tels que les quatres étapes du diagnostic médical chinois :Wang (望, wàng, inspecter), Wen (闻, wén, écouter), Wen (问, wèn, interroger) et Qie (切, qiè, palper), l’acupuncture et le massage. Dans chaque pharmacie de Tong Ren Tang, un médecin peut être consulté. La société a également ouvert des centres médicaux dans les hôpitaux locaux, en créant par exemple, trois centres MTC dans trois hôpitaux à Singapour.

Qui est responsable de la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres ?

Qui est responsable de la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres ?

01.08.2013 à 16h35

Le Quotidien du Peuple-Edition d’outre-mer

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Ces derniers temps, l’opinion selon laquelle la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres est due à la Chine a fait le buzz dans le monde. Néanmoins, ce point de vue est un jugement partial portant une forte empreinte de subjectivité. Lors d’un entretien exclusif accordé au Quotidien du Peuple, Meng Xianlin, directeur du Bureau national d’administration de l’import-export des espèces menacées d’extinction de Chine, a expliqué la baisse continue du nombre des animaux sauvages par plusieurs facteurs, entre autres quatre causes importantes : la réduction de l’habitat, le braconnage pour la subsistance, les catastrophes naturelles, le manque de surveillance et de contrôle efficaces de la part des pays d’origine.

Malgré les malentendus chez les Occidentaux envers la Chine au sujet des aspects de la tradition culturelle, de l’idéologie et de l’intérêt d’Etat, la Chine joue toujours le rôle d’un grand pays responsable qui fait de son mieux dans la protection des animaux sauvages et participe activement à la coopération internationale dans la lutte contre le commerce illégal animalier. Ce qui a été reconnu par de plus en plus de personnes sur la scène internationale. Une preuve : la Chine s’est vue décerner à deux reprises le ‘Certificat d’honneur du Secrétaire général de la CITES’ (la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), du jamais vu dans le monde.

« Ces dernières années, certaines organisations internationales ont fait une analyse sur les chiffres de l’économie chinoise et les revenus des habitants chinois, qui a abouti au résultat que la forte hausse du nombre d’animal sauvage braconnés est en corrélation positive avec la croissance de l’économie chinoise. Ils croient qu’une fois enrichis, les Chinois achètent de l’ivoire comme un objet à bas risque de dévaluation, ce qui a beaucoup attisé le braconnage », a indiqué Zhang Shanning, directeur général du Bureau national d’administration de l’import-export des espèces menacées d’extinction de Chine, lors d’une interview accordé au Quotidien du Peuple.

« C’est effectivement un jugement subjectif sans fondement. Aucune preuve n’est disponible jusqu’à présent pour trancher que les Chinois utilisent leurs revenus disponibles pour acheter de l’ivoire. La situation déplorable du braconnage des animaux sauvages en Afrique est le résultat de plusieurs éléments et n’a rien à avoir avec la croissance économique chinoise », a ajouté Zhang Shanning.

Kan Daoyuan, professeur de politique à l’Institut national des cadres fiscaux de Chine, partage a également fait part de son point de vue sur le sujet. « L’opinion qu’il faut imputer à la Chine la diminution du nombre d’éléphants, de rhinocéros et de tigres tire en fait son origine des différences de traditions culturelles, idéologiques et des intérêts d’Etat des pays. »

Le malentendu quant à l’aspect de tradition culturelle est dû au manque de connaissance sur la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Dans les théories de la MTC, les os et la fourrure de tigre et les cornes de rhinocéros sont des médicaments précieux qui sont efficaces pour le traitement de certaines maladies. C’est pourquoi l’ONG TRAFFIC (en anglais Trade Records Analysis of Flora and Fauna in Commerce) et le WWF partagent l’idée que la MTC est à l’origine de la baisse du nombre de certaines espèces animales et végétales déjà en danger.

« Dans l’histoire de la MTC, certains animaux sauvages étaient considérés comme un médicament. Cependant, avec la sensibilisation à la protection des animaux sauvages et le développement des techniques d’élevages des animaux aux fins d’utilisation médicale, braconner les animaux sauvages pour obtenir des médicaments est devenu très rare. Aujourd’hui, la Chine a déjà établi un système strict de protection des animaux sauvages et a aussi réalisé un approvisionnement industriel de la plupart des espèces animales à des fins médicales. Un tel point de vue est causé par un manque de connaissance sur le développement de l’industrie de la MTC », a analysé Liu Zhanglin, vice-président de la Chambre commerciale des importateurs-exportateurs de médicaments et de produits de santé de Chine.

De plus, la Chine a depuis 1993 interdit l’utilisation des os de tigre comme médicament et a publié spécifiquement un décret interdisant le commerce des cornes de rhinocéros et des os de tigre, qui a également effacé ces deux produits animaux de la liste des médicaments traditionnels chinois. Une série de lois et réglementations a été ensuite promulguée pour mieux protéger les espèces animales qui sont médicalement exploitables.

Actuellement la Chine a déjà mis en place un réseau de réserves naturelles qui a une large couverture et est performant, ce qui lui permet de bien protéger 90% des sortes d’écosystèmes terrestres, 85% des espèces animales sauvages et 65% des groupes de plantes terrestres.

Une plante chinoise contre la polyarthrite

Une plante chinoise contre la polyarthrite

[15 avril 2014 – 17h13] [mis à jour le 15 avril 2014 à 17h31]

La polyarthrite rhumatoïde est caractérisée par des douleurs au niveau des articulations, des mains notamment. ©Phovoir

Une plante utilisée en médecine traditionnelle chinoise pourrait remplacer ou renforcer l’action du méthotrexate, indiqué notamment dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde. Cette association atténuerait les symptômes de la maladie tels que douleurs et inflammations des articulations.

Tripterygium wilfordii Hook F. Cette plante, plus simplement appelée TwHF, est utilisée en médecine traditionnelle chinoise dans la prise en charge des douleurs articulaires. A l’image de celles de la polyarthrite rhumatoïde. Une équipe américano-sino-américaine a comparé l’efficacité de ce traitement à celle du méhtotrexate dans cette indication.

Parmi 207 patients souffrant de cette pathologie, trois groupes ont été constitués, tous suivis pendant 6 mois. Les participants du premier ont reçu 12,5g de méthotrexate par semaine. Ceux du second ont été traités uniquement avec 20mg de TwHF. Quant au dernier, il a bénéficié d’une combinaison des deux substances.

Une alternative au méthotrexate

Pour évaluer la réponse au traitement, les auteurs se sont basés sur une mesure établie par l’American College of Rheumatology. D’après ce dernier, un traitement s’avère efficace lorsqu’il a soulagé de moitié les symptômes des malades. Résultat, les membres du groupe TwHF ont été plus nombreux (55%) à voir leurs symptômes sensiblement atténués, par rapport à ceux du groupe méthotrexate (46,5%).

Le meilleur résultat se situe toutefois parmi les participants du dernier groupe. Ceux-ci sont parvenus à 77% de réduction des symptômes grâce à la combinaison thérapeutique. Certes, « 24 semaines représentent un temps trop court pour évaluer la progression de la maladie », relèvent prudemment les auteurs. Et « les doses de méthotrexate étaient, dans l’étude, inférieures à celles habituellement administrées aux patients. » Toutefois, « le TwHF pourrait être proposé à ceux qui ne répondent pas au méthotrexate », concluent-ils.

Source : British Medical Journal (BMJ), 14 avril 2014
https://destinationsante.com/plante-chinoise-la-polyarthrite.html

Gua Sha

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Gua Sha (chinois : 刮痧 ; pinyin : guā shā ; littéralement : « gratter le choléra »), (plus généralement, « gratter la maladie pour lui permettre de s’échapper à travers la peau »), est un ancien traitement médical. Parfois appelé « spooning » par les Anglophones, on lui donne également le nom français « tribo-effleurage ».

Le terme vietnamien pour cette pratique est cạo gió (prononcé [kaːw˧ˀ˩ zɔ˧˥] en vietnamien du Nord, [kaːw˨˧ jɔ˧˥] en vietnamien du Sud), qui signifie grossièrement « gratter le vent », tout comme dans la culture vietnamienne « attraper froid » se dit trúng gió, « attraper le vent ». L’origine de ce terme vient de Shang Han Lun, un texte médical chinois sur les maladies – comme dans la plupart des pays asiatiques, la médecine chinoise s’est profondément ancrée au Vietnam, surtout entre le Ve et le VIIe siècle. Cạo gió est un remède très commun au Vietnam.

Cette technique est également utilisée en Indonésie. C’est une technique javanaise, connue sous le nom de kerikan (lit., « technique du grattage ») ou kerokan, elle est souvent utilisée comme une forme de médecine folklorique à travers les membres d’un même foyer.

La médecine traditionnelle chinoise est un trésor à fouiller

«La médecine traditionnelle chinoise est un trésor à fouiller»

Par Pierre HASKI

Pékin de notre correspondant

Meng Qing Yun, 65 ans, est professeur à l’Institut de théorie fondamentale de Médecine traditionnelle chinoise, et membre de l’Académie chinoise de médecine traditionnelle à Pékin.

La médecine traditionnelle chinoise (MTC) est-elle figée dans sa conception d’origine, ou continue-t-elle à évoluer?

La MTC trouve ses bases il y a plus de deux mille ans et a connu un développement assez lent. Comme la médecine occidentale, elle s’est développée par étapes: d’abord celle des guérisseurs, puis celle de l’expérience des médecins, et enfin celle de l’expérimentation et de la technologie. Pour la MTC, la phase de l’expérience a duré très longtemps: jusqu’en 1959. A partir de cette date, on a cherché à valider notre pratique par des expérimentations, et on a rejoint l’Occident en ayant recours pour ce faire à la technologie moderne. Mais dans la MTC, le rôle du médecin reste prédominant, car son expérience est centrale dans le diagnostic. En Occident, on crée des normes qui s’imposent à tous; en Chine, les remèdes et les moyens de soigner diffèrent selon le médecin. La MTC reste très traditionnelle, et elle a avant tout recours aux herbes et aux plantes, mélangées en soupes, pour soigner ses patients. Une encyclopédie publiée au XVIe siècle, sous la dynastie des Ming, comprenait un millier d’herbes et plantes médicinales; nous venons d’en achever une nouvelle qui en recense pas moins de 20 000.

Est-ce une force ou une faiblesse de la MTC?

La manière de traiter les malades reste assez primitive. Mais elle découle de l’orientation de base de la MTC, qui considère que l’homme n’est pas un produit industriel. Chaque homme est différent. La grippe ne se présente pas de la même manière chez tous les patients. Même la médecine occidentale cherche à acquérir cette diversité de traitement. Mais il est exact que la MTC est encore largement une médecine d’expérience.

Quels sont les points forts de la MTC alors que la méde cine occidentale a fait ces dernières années des progrès fulgurants?

Depuis un siècle, la MTC est dépassée par la médecine occidentale pour la chirurgie et la gynécologie en particulier. Mais dans d’autres domaines, comme les maladies virales, cardiaques, liées aux déficiences immunitaires, à la circulation du sang, la MTC reste efficace. Elle peut apporter sa contribution pour traiter des maladies pour lesquelles l’Occident n’a pas de réponse, comme certaines bronchites, des problèmes de reins, la leucémie. Et même pour les tumeurs cancéreuses, le mariage des techniques occidentales et chinoises peut avoir de bons résultats, car lorsqu’on utilise la chimie, on tue la tumeur mais on tue aussi l’immunité du corps. Pour les fractures, par exemple, on peut avoir des guérisons plus rapides avec la MTC. En Occident, chaque nouvelle théorie chasse l’autre; en Chine on accumule depuis des milliers d’années. Pour la fièvre, on utilise la même ordonnance depuis plus de mille ans, et ça marche.

A vos yeux, les deux médecines sont donc plus complémentaires que concurrentes?

En Chine, les deux médecines sont complémentaires. A certaines époques, on a voulu éliminer la MTC au profit de la médecine occidentale. Mais même à ces époques, nombreux étaient ceux qui continuaient à y recourir pour se soigner. Il est impossible de supprimer la MTC en Chine, elle fait partie de notre culture. Un récent sondage indique que 30 % des citadins ont l’intention de consulter un médecin traditionnel, et ce chiffre doit être encore plus élevé dans les campagnes. Cette complémentarité est-elle possible en Occident aussi? Nos médicaments commencent à y pénétrer, l’acupuncture est de plus en plus utilisée un peu partout dans le monde. Notre médecine est pratique, bon marché, et obtient pour certains maux de meilleurs résultats. Dans tous les pays, la tendance est à la redécouverte de la médecine traditionnelle. En Chine comme ailleurs, la médecine occidentale reste le courant principal, mais la MTC joue la complémentarité et peut enrichir cette médecine. Depuis les années 90, les grands groupes pharmaceutiques ont compris l’intérêt qu’il y avait à explorer cette voie. La MTC est un trésor à fouiller!

Peut-elle apporter aussi sa contribution à la lutte contre le sida?

Nous avons envoyé une équipe de MTC en Tanzanie dès 1987, qui a obtenu des résultats positifs. Personne n’a trouvé le moyen de guérir du sida, mais la MTC peut aider à renforcer l’immunité des patients et à repousser le développement de la maladie. Des tests sur le renforcement de la résistance du corps face au virus sont effectués en Thaïlande par l’Académie de médecine traditionnelle chinoise. Les résultats seront soumis au gouvernement pour approbation. Mais les moyens alloués à ces recherches sont insuffisants, comparés à ceux des laboratoires américains. Le gouvernement n’a peut-être pas encore reconnu suffisamment l’importance de la MTC, même s’il l’a placée dans les 17 projets scientifiques du XXI° siècle.

Pierre HASKI

http://next.liberation.fr/guide/2002/02/02/la-medecine-traditionnelle-chinoise-est-un-tresor-a-fouiller_392720

Perte de poids : auriculothérapie pour réduire son IMC

Perte de poids: auriculothérapie pour réduire son IMC

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Cette petite étude coréenne suggère bien l’efficacité de l’acupuncture pour la perte de poids. Avec l’objectif de départ de comparer 2 méthodes couramment utilisées, les chercheurs de Séoul montrent que les 2 méthodes vont aboutir à une réduction de 6% de l’IMC vs placebo. Leurs conclusions, présentées dans la revue Acupuncture in Medicine, doivent néanmoins être confirmées par de plus larges études.

Les chercheurs de l’université Kyung Hee ont mené leur essai contrôlé sur 91 Coréens dont 16 hommes et 75 femmes ayant un IMC ≥ 23 et qui n’avaient reçu aucun traitement de perte de poids dans les 6 derniers mois.

Les chercheurs voulaient comparer l’efficacité de l’acupuncture d’oreille sur 5 points (voir schéma ci-contre) utilisés couramment en Corée pour traiter l’obésité vs le seul point faim (Hunger). Les participants ont été répartis en 3 groupes d’une trentaine de patients, les 2 groupes de traitement ont reçu le traitement par acupuncture (5 points/1 seul point) avec des aiguilles placées à demeure, remplacées chaque semaine, et durant 8 semaines. Le groupe témoin n’a reçu qu’une acupuncture fictive avec les aiguilles retirées immédiatement après l’insertion.

L’IMC, le tour de taille, le poids corporel, la masse grasse corporelle, le pourcentage de graisse corporelle et la pression artérielle ont été relevés au début de l’étude puis 4 et 8 semaines après le traitement.

La perte d’IMC est bien constatée pour les participants des 2 groupes d’intervention, et, à 8 semaine atteint respectivement 6,1% et de 5,7% donc sans différence significative entre les deux types d’acupuncture. Les auteurs suggèrent donc l’efficacité de ces 2 traitements d’acupuncture pour la perte de poids, mais ces résultats doivent être confirmés par de plus larges études.

Source: Acupuncture in Medicine: 10.1136/acupmed-2013-010435 16 December 2013
Randomised clinical trial of five ear acupuncture points for the treatment of overweight people

Traitements diététiques et alicaments

Traitements diététiques et alicaments

Photo de Diététique Traditionnelle Chinoise.

Dans la Chine antique, on confectionnait les médicaments à partir de la nature elle-même. Et petit à petit, la médecine traditionnelle chinoise vit le jour. Cette médecine entretint très tôt des relations étroites avec l’alimentation. Et quand le médicament s’ajoute à la nourriture, c’est un traitement diététique. D’ailleurs un proverbe chinois dit qu’il vaut mieux se faire soigner par la nourriture que par le médecin». Les traitement diététiques ont toujours été en vogue chez les chinois, pour devenir le joyau des coutumes alimentaires chinoises.

La médecine et la nourriture commencent à se combiner ensemble à partir de la dynastie des Zhou (1046 av J-C—256 avJ-C). Dans les documents historiques, on trouve beaucoup d’ouvrages traitant des cures par la nourriture. Sun Simiao, célèbre médecin de l’époque des Tang (618-907) rédigea prescriptions de grand prix et suppléments aux prescriptions de grand prix, dans lesquels l’auteur consacre de nombreux articles au traitement diététique. Ces deux œuvres eurent une profonde influence sur les études alicamenteuses.

Sun Simiao estima qu’une bonne santé était forcément basée sur une nourriture saine, et qu’il ne fallait pas prendre de médicament sans prescription. La tache du médecin était d’éclaircir la cause de la maladie, en prescrivant d’abord un régime alimentaire spécifique, puis un remède si nécessaire. Toutes les méthodes diététiques ainsi que leur préparation sont basées sur les points de vue de Sun Simiao.

Sun Simiao, ayant vécu plus d’un siècle, n’a pas eu de mal à convaincre les générations ultérieures du bien-fondé de ses théories. Petit à petit, le traitement diététique et la nourriture médicamenteuse sont devenus une méthode populaire pour se maintenir en forme, éviter les maladies ou bien pour les soigner en Chine.

Le traitement diététique consiste simplement à utiliser les différentes vertus de la nourriture. En Chine, tout le monde sait qu’on peut se soigner en mangeant des légumes normaux. Si quelqu’un est enrhumé, on lui prépare une soupe à la cassonade en y ajoutant des morceaux de gingembre et des tronçons de blanc verdâtre. On la boit quand elle est chaude. Puis on transpire, et la maladie disparaît progressivement. D’ailleurs on raconte qu’il faut « prendre le navet avant se coucher et le gingembre en se levant ». Le traitement diététique par le sel, le vinaigre, le gingembre, l’oignon, l’ail et autres épices se développe continuellement depuis des siècles chez les chinois. Il existe même aujourd’hui une boisson populaire à base de vinaigre et de coca.

Le repas à base de fleurs est l’une des écoles de la nourriture médicamenteuse. Cette école de cuisine est née pendant la période des Printemps et Automne (6e et 7e siècle avant J-C), et s’est plus largement propagée au 7e siècle, sous la dynastie des Tang.

Il existe plus de mille espèces de fleurs. Dans le Nord de la Chine, on en a une centaine de comestibles, quant à la province du Yunnan qui se nomme également « le royaume des plantes », on dit qu’il y en a plus de 260.

Cette nourriture à base de fleurs peut servir de médicament, surtout pour les femmes. Par exemple la rose stimule la circulation du sang et régularise les menstruations. En outre les femmes l’utilisent aussi pour leur beauté. En cuisinant les fleurs de pêcher avec du poisson ou des crevettes, les plats obtenus peuvent tonifier le sang, fortifier la rate, l’estomac, et également servir pour conserver sa jeunesse.

Le traitement diététique a transformé les aliments en médicaments. En prenant des repas bien structurés, les maladies se guérissent. L’alimentation médicamenteuse se transmet de génération en génération et se vulgarise de manière très rapide. Les mets les plus courants sont les nouilles, les pâtisseries à base de farine, la soupe et les médications culinaires. Il existe même des restaurants préparant ces spécialités très variées. Chaque restaurant a sa propre spécialité : comme la soupe appelée « la bouillie d’enfant » faite à base d’igname de Chine, de graine de coïx et de kaki tapé. Elle est réputée pour fortifier la rate et l’estomac des enfants. « La soupe au bulbe fritillaire et à la peau d’orange séchée » quant à elle, peut guérir la toux et le rhume. « La soupe de ginseng » est tonifiante, tant pour les malades que pour les personnes âgées.

« La loi sur l’hygiène alimentaire de la République populaire de Chine » ne permet plus d’ajouter le médicament à la nourriture, ce qui s’oppose à la culture « alicamenteuse ». En vue de résoudre ce problème culturel, les départements concernés ont autorisé la population à ajouter quelques dizaines de médicaments traditionnels chinois tels que le jujube, le gingembre, la cenelle, ou la menthe dans la nourriture.
Les repas pris comme traitements diététiques sont non seulement populaires en Chine, mais également dans le monde. Par exemple le vin de chrysanthème, le thé à la peau d’orange séchée, la galette de pachyme, ou encore l’olive médicale ; sont des aliments qui pénètrent petit à petit la culture culinaire des étrangers.

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de BeijingBUCM est l’une des meilleures universités de médecine traditionnelle chinoise au niveau national.

La médecine traditionnelle chinoise a une grande place dans la culture chinoise, et en tant que telle, elle intéresse de plus en plus d’étrangers. Aujourd’hui, nous allons vous parler de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing, une des meilleures universités de médecine traditionnelle chinoise au niveau national. Cet établissement supérieur est le premier choix de la plupart des étrangers qui souhaitent découvrir la médecine traditionnelle chinoise.

Le Qianshan, un jeune Français de 28 ans, est en 3ème année à l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing. Il y a sept ans, c’est par hasard qu’il a découvert la médecine traditionnelle chinoise. Depuis, il s’est pris de passion pour cette discipline. Il est venu en Chine pour étudier le massage et l’acupuncture. Le Qianshan :

« Les professeurs sont très gentils avec moi. Nous avons non seulement des cours théoriques, mais aussi des cours pratiques dans des hôpitaux. »

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a été fondée en 1956. C’est une des quatre universités spécialisées dans la médecine traditionnelle chinoise les plus anciennes depuis la fondation de la nouvelle Chine en 1949. Depuis sa création, l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a une mission importante : diffuser la médecine traditionnelle chinoise dans le monde entier. Voilà déjà une cinquantaine d’années que l’Université accueille des étudiants étrangers. Et le développement de l’enseignement en direction des étudiants étrangers s’est accéléré dans les années 90. Les détails avec Gao Sihua, le directeur de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing :

«Environ 3 000 étudiants originaires de 87 pays et régions du monde ont été diplômés de notre université. Et environ 14 000 étrangers ont suivi des cours dans notre université. Ces chiffres nous classent dans le peloton de tête des écoles supérieures de médecine traditionnelle chinoise au niveau national. »

En six ans, le nombre d’étudiants étrangers à l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing a presque doublé. Dans le même temps, l’université a noué des collaborations avec des établissements spécialisés dans plus de 20 pays et régions du monde. Gao Sihua nous parle de ces partenariats :

« On travaille avec des universités de plusieurs pays, comme l’Université du Middlesex en Angleterre, l’Université de technologie de Nanyang à Singapour et l’Université des sciences médicales de Mashhad en Iran. Par exemple, on a signé un accord avec l’Université de technologie de Nanyang à Singapour. Il permet aux élèves des deux pays de suivre pendant les trois premières années les cours de médecine à l’Université de technologie de Nanyang, et de passer les deux dernières années dans notre université pour suivre les cours cliniques. »

L’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing encourage ses élèves étrangers à suivre des cours en chinois pour qu’ils puissent mieux comprendre la culture et la médecine traditionnelle chinoise. Mais n’est-ce pas trop difficile pour les élèves étrangers d’étudier en même temps le chinois et la médecine traditionnelle chinoise ? Pour les aider, l’Université a créé des cours spécifiques destinés aux élèves étrangers. Voici les explications de Zhang Liping, une des responsables de l’université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing. Elle s’occupe des coopérations et des échanges internationaux de l’université. Zhang Liping :

« Notre université a créé des cours préparatoires destinés aux élèves étrangers. Nous enseignons principalement le chinois et les connaissances de base en médecine traditionnelle chinoise. Notre objectif est non seulement d’améliorer le niveau de chinois des élèves étrangers, mais aussi d’accroître leurs connaissances dans le domaine de la médecine traditionnelle chinoise, ce qui leur permettra ensuite de suivre les cours. »

Par ailleurs, en fonction de la situation des élèves, l’Université propose des cours bilingues chinois-anglais. Les explications de Gao Sihua, directeur de l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Beijing :

«Certains élèves, surtout ceux dont la langue maternelle est l’anglais, ont envie de suivre des études bilingues dans notre université. C’est pourquoi nous avons recruté des experts étrangers pour qu’ils donnent des cours en anglais. Soit ces experts ont de l’expérience en médecine, soit ils ont fait leurs études chez nous. Certains d’entre eux sont venus ici pour établir une coopération avec nous. »

La pratique clinique joue un rôle très important dans l’étude de la médecine traditionnelle chinoise. L’université met donc l’accent sur les stages des élèves. Ecoutons Gao Sihua :

« Notre université est rattachée à trois hôpitaux qui jouissent d’une bonne réputation dans le pays. En fonction des besoins des élèves, nous organisons des stages dans ces trois hôpitaux. »

Après avoir fini leurs études en maîtrise, un certain nombre d’étudiants étrangers choisissent de continuer leurs études dans cette Université. Les autres préfèrent rentrer chez eux pour devenir en quelque sorte les « messagers » de la médecine traditionnelle chinoise dans les quatre coins du monde. Gao Sihua :

« La plupart des étudiants étrangers rentrent dans leur pays natal après leur maîtrise en Chine. Soit ils enseignent à l’université, soit ils travaillent dans des hôpitaux ou des cliniques. Par exemple, l’Université de technologie du Mexique propose des cours de médecine traditionnelle chinoise. Et la plupart de ses professeurs sont diplômés de notre université. »

Cuisine médicinale

Cuisine médicinale

© Chine InformationsLa Rédaction, le 05/12/2008 00:00

La cuisine médicinale en Chine est une tradition de longue date, on trouve des traces de son utilisation avant la dynastie Han (206-220 avant JC). Elle n’a cessé de se développer au fil des dynasties, la nutrition est ainsi devenue une vraie science. Il n’est pas question d’une simple combinaison entre aliments et médecine traditionnelle, mais il est question d’un authentique style de cuisine qui allie des ingrédients médicinaux à la nourriture, tout en suivant la théorie médicinale chinoise.

Cette cuisine s’est répandue, notamment dans le sud est de l’Asie. Régulièrement, des conventions ont lieu pour informer les intéressés, de plus en plus nombreux, sur cette médecine alternative, et promouvoir cette nouvelle science médicale.

Il existe une large variété d’aliments utilisés pour être en bonne santé; environ 600 ont été recensés : céréales, fruits, légumes, viandes et produits de la mer. La plupart d’entre eux sont assez méconnus boudés en dehors des frontières asiatiques. Cependant tous sont importants et jouent un rôle dans la cuisine médicinale. Plusieurs autres ingrédients sont ajoutés afin de donner plus de saveur à la cuisine, comme le vin, le sucre, l’huile, le vinaigre, le miel ou encore les amandes, les oranges, mandarines, cacahuètes.

Selon le but recherché, la cuisine médicinale se décline en quatre catégories : protection de la santé, prévention, guérison et la cuisine thérapeutique.

La cuisine pour la protection de la santé sert à renforcer les qualités nutritionnelles de la nourriture pour une bonne santé organique. Une soupe de potiron et d’amandes peut aider à perdre du poids, une soupe d’angélique et de câpres à embellir, et le ginseng à fortifier.

La cuisine de prévention assure une bonne résistance de l’organisme. La soupe d’haricots mungo prévient les insolations en été. Les graines de lotus, le lys, l’igname, les marrons et les poires peuvent empêcher la sécheresse de l’automne et être des vitamines pour affronter le froid de l’hiver.

La cuisine de guérison est utilisée lors de rétablissement de maladies graves. Du cœur de mouton braisé ou du mouton grillé avec de l’angélique permettront une bonne récupération.

La cuisine thérapeutique vise des pathologies spécifiques. Des pommes de terre frites avec du vinaigre peuvent diminuer l’hypertension. Quant à elle, la soupe de carpes avec du Tuckahoe, enrichit le sang et réduit ainsi les œdèmes.

http://www.chine-informations.com/guide/cuisine-medicinale_2656.html

Huo Liao, thérapie par le feu

Huo Liao, thérapie par le feu

© Chine InformationsLa Rédaction, le 25/03/2013 00:00

Huo Liao 火疗 (huǒliáo, littéralement « traitement par le feu« ) est un traitement utilisé dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC). Il soigne essentiellement les effets du vieillissement du corps par le feu.

Le Huo Liao est de plus en plus pratiqué dans les SPA en Chine comme soin anti-rides.

Sommaire
  • Base théorique
  • Histoire
  • Préparation
  • Effets secondaires et contre-indications

Base théorique

Cette pratique est basée sur la moxibustion, une technique de stimulation par la chaleur. Les points traités sont les mêmes que dans l’acupuncture traditionnelle chinoise.

Le traitement par le feu est utilisé pour améliorer la circulation sanguine et équilibrer le Qi, entrainant l’activation des fonctions immunitaires des différentes cellules des tissus de l’organisme, provoquant la prévention des maladies et amenant à la guérison, améliorant la condition physique et prolongeant la vie. Le traitement aurait également comme avantage de réguler les fonctions physiologiques des organes et des tissus. Le corps dans son ensemble est régénéré et protégé.

Le Huo Liao est donc un traitement anti-vieillissement de la médecine chinoise.

Histoire

Des documents sur le traitement par le feu dans la Médecine Traditionnelle Chinoise remontent à la période des Printemps et Automnes (770-481  av. J.-C) ont été retrouvés en 1973 dans une tombe du site archéologique de Mawangdui à Changsha, en Chine.

On y découvre en outre la première monographie connue des méridiens et le premier livre de médecine documentant les traitements par moxibustion. Ce dernier explique en outre que l’utilisation du Huo Liao est l’alternative à utiliser en acupuncture lorsque les aiguilles ne sont pas appropriées, donnant pour exemple les yeux et leur contour.

 

火疗

Préparation

La moxibustion est réalisée grâce à une concentration élevée d’alcool posée indirectement sur le corps du patient. Une serviette imbibée d’une formule à base de plantes sert en outre de protection contre les flammes.

Le traitement Huo Liao nécessite la préparation d’un mélange médicinal à base de plantes, nommé « préparation du dragon de feu ». Ce mélange, posé entre la peau et la serviette enflammée, s’infiltre à travers l’épiderme grâce à la chaleur, pénètre les méridiens et est absorbé dans le sang.

La pénétration à la fois sous-cutanée, musculo-squelettique et intra-articulaire, en plus des bénéfices pour le métabolisme déjà citées, est de surcroit efficace contre le rhumatisme.

Effets secondaires et contre-indications

Le traitement par le feu augmente la chaleur corporelle et les battements du coeur. Les personnes ayant des problèmes cardiaques ou sensibles à la fièvre ne devraient pas pratiquer le Huo Liao.

En outre, le traitement n’est pas approprié pour les personnes souffrant de saignement facile comme l’hémophilie.

Le traitement demandant l’application de flammes nues, il est indispensable de s’assurer en plus des compétences du médecin, que les normes de sécurité notamment pour les incendies, sont respectées.

 http://www.chine-informations.com/guide/huo-liao-therapie-par-le-feu_3953.html