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AubergineYinYangLa diététique chinoise fait partie intégrante du système médical de la médecine traditionnelle chinoise. Elle est l’une de ses cinq branches avec la pharmacopée, l’acupuncture, la médecine manuelle (Tui Na) et les exercices énergétiques (Tai Ji Quan et Qi Gong). Elle repose donc sur les même théories fondamentales qui sont le Qi, le Yin et le Yang, et les Cinq Eléments.

Dans la tradition chinoise, la cuisine n’est pas que gastronomique : elle est également thérapeutique puisque l’on ne fait pas de distinction entre les aliments et la pharmacopée. Les aliments ont simplement une action plus douce que les plantes médicinales, c’est pourquoi on peut, et on doit, en consommer tout les jours.

Dans son application pratique, la diététique a deux fonctions : l’une pour maintenir l’équilibre énergétique et prévenir les maladies, l’autre pour corriger les déséquilibres et soigner les maladies. Une alimentation correcte est indispensable pour recouvrir la santé, mais elle peut être parfois insuffisante. On emploi alors des ingrédients ayant une action plus forte, la pharmacopée, et l’acupuncture et/ou les autres branches de cet art médical.

Sun Si Miao, célèbre médecin de la dynastie Tang, disait à ses étudiants :
« Afin de guérir une maladie, il convient d’en connaître la cause. Puis on la traite avec l’alimentation. Ce n’est que lorsque celle-ci est insuffisante que l’on utilise les plantes et les aiguilles ».

En Occident, la diététique est une science assez jeune qui en est encore à ses balbutiements. On la considère encore aujourd’hui comme une branche mineure de la médecine. Cette négligence fait de la mauvaise alimentation la cause majeure de mortalité précoce dans la plupart des pays occidentaux.
En Orient, elle occupe une place des plus importante en médecine puisqu’elle permet de prévenir l’apparition des maladies : « ce n’est pas lorsqu’on a soif qu’il faut commencer à creuser un puits ». Ainsi, les chinois avec une espérance de vie quasiment équivalente à celle des pays occidentaux, dépensent quarante fois moins d’argent pour leur santé…

La diététique chinoise est mal connue en France, pays de la gastronomie, car perçue comme trop exotique, voire même ésotérique. On s’imagine devoir remplacer la baguette de pain par le bol de riz, le magret de canard par le canard laqué…
Pourtant, les principes de base de la diététique chinoise peuvent être universellement appliqués, car ils se doivent d’être adaptés en fonction du lieu, des saisons, des coutumes, de l’activité des personnes, de leur âge, et bien sûr en fonction de leurs éventuels déséquilibres.

Nous vous invitons à découvrir quels sont les grands principes de cette diététique, de cet art de vivre, qui bénéficie d’une expérience millénaire et qui repose avant tout sur des règles de bon sens.

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